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rhoooooooooooo ooooooooooo , mon commentaire est parti tout seul .... je disais donc que ce sera une petite cu
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Animaux sauvages : les marsupiaux

Photo 13 : Les Marsupiaux : les Paucituberculata

Publié le 22/07/2009 à 16:38 par mamiejosiane

Les Musaraignes marsupiales ou Opossum à queue courte

 

  

 

 

  

 Portrait de la musaraigne marsupiale

 

 

L’opossum à courte queue, de petite taille et de couleur terne est semblable à la musaraigne, mais est en fait un marsupial.

Sa taille varie de 11cm à 13 cm.

Comme d'autres opossums à courtes queues, l’éspèce a de petites oreilles arrondies, des yeux relativement petits, un long nez pointu et une queue qui est d'environ moitié moins long que le corps.

 

La tête, le cou et le début de la queue courte sont gris.

Un dos brun foncé , une croupe, les joues et les côtés du corps sont rougeâtres, ce qui contraste avec jaune-crème pâle du dessous du corps

Le pelage est court et lisse, et la queue est à peu à poil.

 

Les pattes sont de couleur rouge.

La queue courte montre un grand dimorphisme sexuel dans la taille.

Celles des mâles étant de 50% plus grande que celle de la femelle.

La longueur de la queue de 6,5cm pour les femelles et de 8,5cm pour les mâles.

 




 
Habitat et Alimentation

  

Lamusaraigne marsupiale est endémique à la forêt tropicale humide de l'Amérique du Sud des forêts côtières de la région de l'Atlantique,

du sud-est du Brésil, de Minas Gerais, de Rio Grande do Sul, dans le sud de la province de Misiones au Paraguay, dans le nord et l'Argentine.

Voir une carte de répartition de cette espèce à l'UNEP World Conservation Monitoring Centre.

 

 

 

 

Ces musaraignes vivent principalement sur le sol,  étant moins bien adapté pour l'escalade que d'autres opossums.

 Etant plus actifs au crépuscule et à l'aube, l’opossum à queue courte se nourrit principalement d'insectes, mais il se nourrit aussi de quelques fruits et de petits vertébrés.

Comme d'autres opossums, il est susceptible d'être un animal solitaire.

 

 

 

  

Reproduction

 

 

Bien que peu d'informations soient disponibles sur la reproduction de cette espèce, il est probable que la reproduction a lieu tout au long de l'année.

Comme il est typique chez les marsupiaux, les jeunes naissent peu développés, et finissent leur développement après la naissance, pendant la longue période d'allaitement.

 

 

 

 Contrairement à de nombreux marsupiaux, la femelle musaraigne ne possède pas de poche véritable, qui se referme, pour protéger les jeunes à mesure qu'ils se développent.

 

 

 

Au lieu de cela, les jeunes s'accrochent aux tétines de leur mère.

Et s’accrochent sur son dos et sur ses flancs, plus tard en grandissant.

 

 

 

 Fait intéressant, la femelle musaraigne marsupiale est la femelle, toutes espèces confondues, qui possède le plus grand nombre de tétine, jusqu’à 27.

 

 

 

Ceci,avec l'extrême dimorphisme sexuel et le nombre élevé d'individus immatures qui ont été collectées, suggère que l'espèce est « semelparous » ce qui signifie qu'il engendre une seule fois, produisant une seule grande portée de plusieurs petits, et meurt dans la première année de vie.

 

 

 

 

 Menaces et Conservation

 

Iserait nécessaire d’approfondir des enquêtes sur la population de des opossums à queue courte, mais à l’heure actuelle, les scientifiques pensent que don déclin est du à la destruction de son habitat.

 La forêt atlantique est l'un des endroits les plus gravement menacées pour l’habitat de cette musaraigne.

 Seulement 10 pour cent de la superficie des forêts restent maintenant.

Les menaces sur cette région sont dues aux plantations, à l'exploitation forestière et l'expansion urbaine, et une grande partie de la forêt est très fragmentée.

 L’opossum à queue courte est actuellement inscrit comme moins préoccupants sur la Liste rouge de l'UICN.

 

 

 

 

 Il se reproduit dans un certain nombre de zones protégées, tels que la Serra dos Órgãos National Park et de la Serra do Itajaí National Park, au Brésil .
Toutefois, il est encore relativement peu connu, et il y a un grand besoin de faire davantage de recherches.

Aucune mise en place de  mesures de conservation spécifiques, n’est connue pour cette espèce, et de nombreux autres fragments de la forêt atlantique de leur habitat ont encore  besoin de protection.

 Toutefois, malgré les nombreuses menaces qui pèsent sur son habitat, une série d'efforts de conservation est actuellement en cours dans la région, et, en cas de succès, elle pourrait aider à garantir un meilleur avenir pour ce petit marsupial.

 

 

 

 

 

 Traduit de l'anglais, soyez compréhensifs

Pris au hasard de mes voyages sur le net.

Merci aux auteurs

 

Photo 12 : Les Marsupiaux : Les Didelphimorphia

Publié le 02/07/2009 à 01:32 par mamiejosiane
L' Opossum ou la Sarigue de Virginie


L’opossum est un petit mammifère qui descend de la plus ancienne famille connue de marsupiaux.
Les ancêtres de l’opossum étaient contemporains des dinosaures.
L’opossum de Virginie (Didelphis virginiana) Sarigue de Virginie est le géant de la famille et surtout, c’est l’opossum dont l’aire de répartition est la plus étendue.
C'est le seul marsupial que l'on peut trouver au Nord du Mexique.
En 1500, la cour royale d'Espagne fêtait le retour d'un de ses meilleurs navigateurs, Vincente Yañes Pinzon, capitaine de la Niña lors de l'expédition menée par Christophe Colomb qui, 8 ans plus tôt, avait permis la découverte du Nouveau Monde.
En provenance du Brésil, Pinzon offrit à la reine Isabelle un extraordinaire présent, un petit animal inconnu doté d'une curieuse poche sur le ventre.
Quelle ne fut pas la stupéfaction de la reine de découvrir, à l'intérieur de cette poche des petits bébés en train de téter.
Cette curiosité de la nature était en réalité une espèce australe d'opossum, qui devint le premier marsupial porté à la connaissance du monde occidental, presque trois siècles avant ses célèbres cousins d'Australie, les kangourous ou le koala.
Opossum est un nom vernaculaire (Un nom vernaculaire est un nom usuellement donné à une ou plusieurs espèces animales ou végétales dans son pays ou sa région d'origine) ambigu donné en français à certains petits marsupiaux.
Les opossums, ou sarigues, sont à l'origine des petits carnivores présents sur le contient américain et classés dans l'ordre des Didelphimorphia, principalement dans la famille de Didelphidés, et dont le plus connu est l'opossum de Virginie.
Par extention, certains francophones nomment improprement opossum, ou possum, d'autres petits marsupiaux herbivores classés dans le sous-ordre des Phalangeriformes, à la suite d'erreurs d'identification ou de traductions littérales du mot anglais possum.





L’opossum : un survivant du Crétacé

Opossum est un terme s'appliquant à la plupart des espèces de Didelphidés.
Le terme « sarigue » est également employé pour désigner la même espèce.
Cette dualité de termes pour désigner un même animal nous éclaire sur ses origines.
« Opossum » est en effet un mot provenant des langues parlées par les algonquins, tribus indiennes d'Amérique du Nord.
« Sarigue » dérive en revanche du parler Tupi, amérindiens vivant en Amazonie.
De fait, la longue histoire de l'animal est à cheval entre les deux parties du continent américain.
Tous les Marsupiaux de la planète ont sans doute pour origine l'Amérique du Nord, là où ont été retrouvés les plus anciens fossiles de cet ordre.
Datant de la fin du Crétacé, soit environ 75 millions d'années, ces fossiles indiquent que les premiers Marsupiaux devaient, il y a cent millions d'années, avoir été contemporains de l'apparition des premiers mammifères placentaires, puis avoir assisté à la disparition des dinosaures.
Au cours du Tertiaire, sous l'effet de la dérive des continents, les deux Amériques allaient être séparées.
En revanche, l'Antarctique reliant toujours à cette époque l'Amérique du Sud et l'Australie, les Marsupiaux profitèrent de ce lien terrestre pour investir l'Océanie.
C'est sans doute depuis l'Amérique du Nord que l'opossum parvint en Europe, où sa présence remonte à l'Éocène, soit environ 55 millions d'années.
Les Marsupiaux d'Amérique du Nord et d'Europe allaient ensuite disparaître.
Les Marsupiaux d'Amérique du Sud et d'Australie, bénéficiant d'un isolement géographique durable, furent mieux lotis.
Mais lorsque les Amériques du Nord et du Sud firent à nouveau jonction, il y a 5 millions d'années avec l'émersion de l'isthme de Panama, de nombreuses espèces furent anéanties par l'arrivée en masse de mammifères placentaires venus du Nord.
Les opossums furent parmi les rescapés.
Ils continuèrent à se diversifier et à se développer en Amérique du Sud.
L'opossum de Virginie, le seul marsupial actuel d'Amérique du Nord, est le descendant d'une population
d'opossums communs (Didelphis marsupialis).
Sous sa forme actuelle, il semble n'être apparu qu'il y a seulement quelques centaines de milliers d'années et il est parvenu à recoloniser l'Amérique du Nord à partir de l'Amérique centrale.
Aujourd'hui, l'espèce continue à s'étendre au nord et à l'ouest des États-Unis.
Le nom de la famille de l'opossum est lié à la présence d'une matrice double chez les femelles en latin, Didelphis signifie «deux utérus».
D'autres Marsupiaux possèdent la même singularité, mais sans le nom.
Aujourd’hui, la famille des Didelphidés comprend 77 espèces réparties en deux sous-familles.





Portrait de l’opossum de Virginie

Cet opossum mesure entre 38 et 90 centimètres de long (74 cm en moyenne), dont entre 21 et 47 cm de queue , pour un poids compris entre 4 et 6 kg, soit les dimensions d'un grand chat, ce qui en fait le plus grand de tous les opossums.
L'opossum présente la plupart du temps des zones noires au niveau des oreilles et du bas des pattes.
Les oreilles sont elles aussi dénudées ; elles sont grandes, noires avec une bordure supérieure rosâtre.
La queue, qui rappelle par son aspect celle du rat, est dénudée, couverte de petites écailles, longue, cylindrique et préhensile, ce qui lui permet de s'accrocher aux branches ou de transporter de petits objets.
La tête est allongée et le museau pointu porte de longues vibrisses ; la truffe est rose.
Des pieds à 5 cinq doigts munis de griffes lui permettent de se déplacer avec aisance dans les arbres mais également d’attraper des objets.
Les pattes arrières de l'opossum de Virginie ont un pouce opposable

Sa robe varie du noir moucheté au jaune crémeux ou du gris-brun plus ou moins sombre sur tout l'individu, sauf la face qui est blanche.
Le sous-poil a une base blanche et une extrémité sombre ; un poil de garde plus long, gris pâle ou blanc, dépasse du sous-poil et confère à l'animal son aspect hirsute.
Les populations du nord présentent davantage de sous-poil que celles du sud.
Les opossums possèdent 50 dents.
La combinaison des 10 incisives, des canines longues et des molaires acérées leur permet de se nourrir aussi bien de viande que de végétaux.
Les femelles possèdent une poche marsupiale où les petits se développent après leur naissance.
Elle a dans cette poche treize mamelles disposées pour douze d'entre elles en cercle, et pour la treizième au centre du cercle.
Sur les 250 espèces de marsupiaux vivant dans le monde, l’opossum de Virginie fait office d’exception.
C’est l’un des mammifères les plus vivaces de la planète dont la survie n’est pas en danger.
Vidéo oopossum :http://video.google.fr/videoplay?docid=-3283299116104987558&ei=a5MuSt6EFcv3-AaQl8SuCQ&q=opossum+naissances&hl=fr





Répartition, habitat et comportement

C'est un animal fort répandu dans sa zone de distribution, à l'est du continent nord-américain (à partir du sud-est du Canada) jusqu'au Costa Rica.
On peut le trouver jusqu'à 3 000 m en Amérique Centrale.
C'est une espèce introduite en Californie depuis 19104.
Son aire de répartition semble être en train de s'élargir vers le nord5,6
En général, les opossums sont plus ou moins arboricoles.
L’opossum de Virginie aime les bois humides et les zones proches des marécages.
Même s'il préfère les zones humides (marais et bords de rivières), on peut trouver cet animal arboricole dans des milieux plus secs, voire semi-arides.
Il évolue sur la terre ferme et sur les branches basses.
Il est également capable de s’adapter à la neige
L’opossum a une vie assez réglée et nocturne.
II ne fait pas grand chose d'autre que manger et dormir.
Dès que la nuit est tombée, il part en quête de nourriture.
Il parcourt environ de 2 à 3,5 km en une seule nuit puis rejoint dès l'aube l'obscurité de son nid.
Prudent, il ne reste en général pas plus de quelques jours au même endroit.
Il mène une vie de nomade et ne défend aucun territoire
Il est solitaire sauf pendant la saison de l’accouplement
L'opossum n'hiberne pas et ne possède pas la capacité de certains animaux à emmagasiner des provisions.
Néanmoins, pendant les périodes critiques où le froid et de longues périodes de sécheresse raréfient les ressources alimentaires, la plupart des espèces de Didelphidés peuvent demeurer dans leur nid plusieurs jours d'affilée.
L'opossum a alors tendance à dormir ou à sommeiller.
La température de son corps diminue, toutes ses fonctions physiologiques fonctionnent au ralenti.
Seules les réserves de graisse, souvent situées à la base de la queue, permettent à l'animal de se passer de nourriture
Animal généralement solitaire, son comportement social est peu développé, mais on peut parfois voir des groupes de jeunes femelles.
Les mâles sont plus agressifs et peuvent se battre férocement, ou se menacer mutuellement par des crachements et grincements, bouche grande ouverte pour montrer les dents aigues, et salivant.
Une des particularités de l'opossum réside dans sa façon de réagir lorsqu'il se sent menacé par un prédateur. il peut parfaitement simuler la mort (en anglais, "to play possum" signifie "faire le mort")..






Alimentation

Cet animal est omnivore, il se nourrit de fruits et de graines, mais surtout d'insectes et autres petits animaux (grenouilles, serpents, oiseaux, vers de terre, petits mammifères...) et de charognes.
Animal nocturne, il se nourrit surtout de nuit.
Omnivore opportuniste, son habitat est souvent localisé près des villes, où il fouille les déchets laissés par l'homme et profite des restes d'animaux morts tués sur la route.
En captivité (mais on n'a jamais observé ce fait dans la nature), il est cannibale et tout animal blessé doit être séparé de ses congénères.
L'opossum a souvent été qualifié de nécrophage et de « mangeur de poubelles » car il se montre très présent près des lieux de concentration humaine.
En réalité, son comportement est assez semblable à celui de beaucoup de petits mammifères de sa taille.
Il a une préférence pour la nourriture « fraîche », mais lorsque les conditions climatiques ne sont pas favorables, il mange ce qu'il trouve et profite des décharges et des poubelles des villes.
Cette adaptabilité en matière d'alimentation et de milieux lui a permis de se développer.
Mais on peut aussi le trouver au niveau des régions boisées ou cultivées
Dans la forêt, l'opossum de Virginie utilise son ouïe très développée pour repérer sa proie ou détecter les cris et courses annonciateurs d'un repas pris par un gros prédateur.
Le moindre bruit, comme une feuille froissée ou une brindille qui craque, le met sur la défensive.





Un chasseur opportuniste

L'opossum de Virginie n'est pas un chasseur efficace capable d'attraper sa proie à tous les coups.
Son peu d'aptitude à la course fait qu'il préfère le plus souvent profiter des restes des charognes.
Par conséquent, l'opossum de Virginie est nettement plus opportuniste comparé à d'autres espèces plus spécialisées, cherchant constamment à élargir son domaine vital pour trouver de la nourriture, quelle qu'elle soit.
Le secret de la flexibilité de son alimentation réside dans sa mâchoire et surtout dans sa denture.
Grâce à cela, il peut se nourrir de charognes, d'insectes, de petits vertébrés (souris, musaraignes et crapauds), de mollusques, de champignons, de fruits, de baies et de céréales ou bien encore de ses congénères plus jeunes.
Plus étonnant, il consomme à l'occasion des vipères et des couleuvres dont il ne craint pas les morsures





Feindre la mort

« Playinq opossum » est une expression anglaise qui signifie feindre la mort.
Cette tactique consistant à faire le mort est une parade efficace détournant l'attaque d'un prédateur.
Curieusement, cette tactique de défense passive s'avère souvent efficace.
Si l'attaquant n'est pas un charognard, il abandonne aussitôt sa proie.
Pour tromper l'adversaire, l'opossum se laisse tomber sur le sol et, couché sur le côté, arrondit son corps et le raidit en gardant les yeux fixes.
La mâchoire béante laisse voir une langue pendante.
II bave et défèque une substance verdâtre et si nauséabonde qu'elle n'encourage aucun animal à vouloir le dévorer.
Vidéo d'un opossum feindre la mort :

Vidéo Youtube


Ce comportement se retrouve chez de nombreux animaux mais il est si réaliste chez l'opossum que l'on ne sait s'il s'agit d'un réflexe de défense ou si sa peur génère effectivement en lui une sorte de malaise proche de l'état cataleptique.






La reproduction de l’opossum de Virginie

Ils sont en âge de procréer à 6 mois pour les femelles et à 8 mois pour les mâles.
Les opossums se reproduisent une fois par an dans la région du Canada et deux à trois fois par an dans les régions du Sud.
L'opossum de Virginie dispose de deux périodes annuelles de rut, une hivernale vers décembre-février et l'autre environ 110 jours plus tard,
Il n'existe pas de rituels élaborés de cour chez les opossums, si ce n'est que le mâle s'approche de la femelle pour renifler sa région génitale en émettant un son métallique très particulier.
Si la femelle est en chaleurs, elle autorise le mâle à la monter; sinon elle le repousse par des cris et tente de le mordre.
Si la femelle est consentante, l’accouplement se déroule souvent dans les nids.
La mère met bas dans sa tanière dans des arbres creux ou sous des rochers ou buissons ou encore dans un terrier creusé puis abandonné par une autre espèce, dans un nid constitué de feuilles et autres matériaux
La gestation est très courte et la naissance des petits (généralement de 7 à 9 par portée) n'a lieu que 13 jours après l'accouplement ; les petits ne pèsent alors que 0,16 g.
Ceux qui ne parviennent pas à la poche marsupiale, ou ne parviennent pas à s'accrocher à une mammelle, mourront.
Vidéo d'une naissance :

Vidéo Youtube


La mise au monde des jeunes au stade larvaire est elle-même extrêmement rapide puisque la femelle donne naissance à environ 23 petits en l'espace de 5 minutes!
Les nouveau-nés ressemblent à de minuscules larves de 13 mm et pèsent 0,13 g; ils possèdent néanmoins des griffes aux pattes antérieures qui tomberont plus tard mais qui les autorisent, à ce moment crucial de leur vie, à gravir les 8 cm les séparant de la poche marsupiale maternelle.
Les bébés ont 16 secondes pour survivre.
Plus de la moitié de ses jeunes tombent durant le trajet vers la poche, et cette chute équivaut à une mort certaine.
Ceux qui atteignent le marsupium ne sont pas tirés d'affaire pour autant.
En effet, leur mère ne possède que treize mamelles dont certaines peuvent ne pas fonctionner.
Seuls les premiers arrivés seront les premiers servis et les autres périront faute de pouvoir s'approprier une tétine nourricière.
Ils sont allaités de façon continue.
Ce n'est qu'après deux mois de ce régime qu'ils ouvrent les yeux.
Passés 50 à 70 jours, les jeunes lâchent prise et se détachent des mamelles.
20 à 30 jours plus tard, ils tentent une brève excursion hors de la poche.
Puis le marsupium devient trop petit pour eux.
Ils suivent alors la mère dans ses déplacements en se tenant sur son dos et en s'agrippant à ses poils ou la queue de leur mère par la suite.
Les opossums sont complètement indépendants vers 3 ou 4 mois.
Lors du sevrage, ils deviennent aussi agressifs que leurs parents et doivent se séparer car sinon ils risqueraient de s’entre-dévorer.
Cette croissance supersonique est essentielle car l'espérance de vie est de 2 ans en moyenne, (le record de longévité est de 3 ans chez un individu en liberté) parfois 6 ans en captivité.






L’expansion de l’opossum de Virginie

État de l'est des États-Unis, la Virginie a donné son nom à cet opossum.
C'est là qu'il fut découvert par les premiers colons venus d'Angleterre, au XVIIe siècle
Depuis lors, l'opossum a investi le nord et l'ouest de la région, jusqu'au Canada.
Après avoir été introduit accidentellement dans une petite zone de la Californie dans les années 20, l'opossum s'est établi tout au long de la côte ouest des États-Unis, jusqu'à la Colombie britannique.
On estime que ces cinquante dernières années, l'opossum de Virginie a étendu son territoire de plus de 2 millions de km² !
Cette expansion est facilitée par la capacité de l'opossum à cohabiter avec l'homme.
Bien que chassé pour sa fourrure et souvent accommodé en ragoût, l'opossum a su profiter de l'expansion humaine pour trouver de nouvelles sources de nourriture.





Statut et préservation : Menaces pesant sur l'espèce

Les principaux prédateurs naturels de cette espèce sont les renards, les coyotes et les rapaces ; dans les régions où l'opossum est présent, il représente même une importante source de nourriture pour ces prédateurs.
Ils sont aussi chassés par les humains, pour leur viande et leur fourrure, mais aussi en tant qu'animal de laboratoire ou simplement parce qu'ils fouillent les poubelles ou parce qu'ils sont (comme de nombreux autres mammifères) susceptibles de véhiculer la rage5
Ils sont très souvent victimes de la circulation routière, du fait de leur habitude de parcourir les routes de nuit, à la recherche d'animaux tués par les véhicules, mais aussi des chats et chiens.
Du fait de l'adaptation de cette espèce aux milieux urbanisés, et l'élargissement de son aire de répartition, elle a été classée par l'IUCN dans la catégorie LC (préoccupation mineure)





Possum ou opossum?

Vers 1770 les premiers colons arrivant en Australie emploient le mot désignant déjà les marsupiaux d'Amérique, opossum, pour bâptiser les animaux d'aspect semblable qu'ils découvrent sur ce nouveau continent.
Opossum est simplifié ensuite en « 'possum » dans le langague courant de ces nouveaux australiens.
Les zoologistes vont découvrir trop tard que les opossums américains sont carnivores alors que leurs cousins australiens sont herbivores, donc très différents.
En 1980, l'Australian Mammal Society décide d'utiliser officellement en Australie l'abréviation locale pour faire la distinction entre l'« opossum », nom des espèces sud-américaines, et le « possum », nom des espèces australiennes.
En 1981 la Nouvelle-Zélande adopte la même convention.
Les anglophones utilisent en pratique le mot possum pour désigner familièrement l'opossum de Virginie ainsi que d'autres espèces de marsupiaux du continent américain appartenant à l'ordre des Didelphidae ou des Paucituberculata.
Par extension ils désignent également par cette abréviation les marsupiaux de l'ordre des Phalangeriformes d'Océanie.
En français l'usage du mot « possum » est inconnu des dictionnaires.
C'est un anglicisme, un abus de langage lors de la traduction du nom d'animaux appelés possum en anglais.
Les animaux appelés possum par les anglophones portent donc des noms différents en français.
Ainsi les opossums « vrais » sont appelés par les francophones opossum, sarigue, pian ou manicou, tandis que les petits marsupiaux d'Océanie sont appelés phalanger, couscous ou wyulda.
Par exemple Trichosurus vulpecula, le Common Brushtail Possum des anglophones, est nommé Phalanger renard en français.



Pris au hasard de mes voyages sur le net.
Merci aux auteurs.

Photo 11 : Les Marsupiaux : Les Diprotodontia

Publié le 29/05/2009 à 22:49 par mamiejosiane
Le Wombat



La famille des vombatidés (Vombatidae) est la famille des wombats, également appelés phascolomes (du latin phascolomis, « rat à poche », dérivant lui-même de racines grecques
Ils font partis du Superordre Australidelphia Australie
Plutôt timide, le wombat est un marsupial d'Australie.
Si le wombat actuel atteint environ un mètre de long, ses ancêtres atteignaient parfois la taille d’un rhinocéros.
Diprotodon opatum, un wombat du pléistocène, mesurait 3 mètres de long.
Le wombat australien géant, Diprotodon opatum, était le plus grand de tous les marsupiaux connus avec ses 2 mètres de haut.
Les diprotodontidés ont évolué au Miocène moyen et survécu jusqu’à l’Holocène.
Il est possible qu’ils aient été chassés jusqu’à leur extinction par les premiers aborigènes australiens.
On peut observer des wombats dans quelques réserves d’Australie et de Tasmanie, notamment dans le parc des montagnes bleues, en Nouvelles-Galles du Sud.
Actuellement, il existe trois espèces de wombats:
Wombat commun (Vombatus ursinus)
Wombat à narines poilues du Sud (Lasiorhinus latifrons)
Wombat à narines poilues du Nord (Lasiorhinus krefftii)





La famille des Vombatidae comprend 3 espèces et deux genres:
• Wombat commun (Vombatus ursinus)qui est la seule espèce du genre Vombatus.
Il vit en Nouvelles galles du Sud et en Tasmanie
• Wombat à narines poilues du Sud (Lasiorhinus latifrons).
Il vit dans le sud de l'Australie
• Wombat à narines poilues du Nord (Lasiorhinus krefftii). Il vit dans le Queensland.
Cette espèce est en voie d’extinction





Portrait du Wombat

Le wombat à narines poilues du Nord est l'un des rares mammifères marsupiaux du monde et est le plus grand des mammifères herbivores fouisseurs .
Le wombat est un marsupial qui vit dans les forêts montagneuses d’Australie, où il creuse, dans les profondeurs des sols sableux, de vastes terriers formés de longues galeries qui lui fournissent une protection contre la chaleur.
Bien que trés actifs la nuit, ils sont de temps en temps au soleil en hiver, près de l'entrée du terrier.
Nocturne, il vit dans son terrier le jour.
Il passe la journée dans des terriers, formés de galeries complexes et composées de plusieurs pièces.
Elles peuvent atteindre 30 m de long.
Le wombat commun y vit en solitaire.
Par contre, le wombat à narines poilues du Sud partage son terrier avec quelques congénères.
Leurs terriers peuvent servir à des groupes de quatre à cinq wombats.
L'urine et les excréments sont utilisés pour marquer les terriers qui sont utilisés, ainsi que les chemins adjacents aux terriers.
Environ la moitié des femelles adultes partagent le même terrier au cours de leur vie
Le wombat est herbivore, se nourrissant d’herbe, de quelques espèces de plantes, de graminées, de racines, de champignons , de racines et d’écorce d’arbre.
Ses dents ont une croissance continue.
Adapté au climat, le wombat ne boit pas d'eau, comme le koala, et ne transpire jamais.
Comme les deux autres espèces de wombat, il a un corps trapu, une queue courte et de fortes pattes courtes .
Les wombats ressemblent à de petits oursons bruns et massifs, à courtes pattes et à large tête
Ils ont de petites oreilles , de petits yeux et des moustaches qui se dégagent de chaque côté du nez, d'où leur nom.
Le pattes avant sont grandes avec de fortes griffes, et sont utilisés pour l'enfouissement.
Grâce à ses puissantes pattes antérieures munies de griffes, le wombat commun creuse ses terriers et déniche sa nourriture
Son arrière-train est très puissant.
Il s’en sert notamment pour écraser ses adversaires contre les parois de sa tanière.
Sa fourrure varie d’un doux gris-argent à au brun foncé avec des anneaux qui entourent les yeux .
Mâles et femelles sont généralement semblables en apparence, mais les mâles sont légèrement plus petits
La femelle (107cm) est plus grande que le mâle(102cm) pour une hauteur de 40cm
Le wombat commun pèse de 15 à 35 kg.
Le wombat à narines poilues du Nord pèse de 25 à 40 kg.
Le wombat à narines poilues du Sud pèse de 19 à 32 kg.
Comme tous les marsupiaux, il possède une poche sur le ventre, mais la sienne est ouverte par le bas (ce qui a l'avantage d'éviter que la terre n'y pénètre) et comporte une seule paire de mamelles.
Dans leur environnement naturel, les wombats vivent environ 15 ans et jusqu'à 20 ans en captivité.
Il peut atteindre la vitesse de 40 km/heure quand il se sent menacé.
A la différence des autres marsupiaux, le wombat dispose d’une paire d’incisives (inférieure et supérieure) à croissance continue.





Population

À l'heure actuelle, seulement une population d'environ 90 individus est répertoriée dans les 300 hectares de Epping Forest National Park, le centre du Queensland Australie
Historiquement, ils vivaient dans deux autre sites :
• un en Deniliquin, de la Nouvelle-Galles du Sud
•l 'autre dans le sud du Queensland, et qui se sont éteints par 1908





Reproduction du wombat

Généralement solitaire, les wombats font une trêve pendant la période de reproduction.
L'accouplement a lieu au printemps et en été, et la plupart des naissances se produisent, de Novembre à Mars
Les femelles peuvent avoir un jeune chaque année, plus rarement deux..
Lorsque les pluies sont bonnes, les femelles peuvent avoir 2 jeunes sur trois ans, mais cela arrive rarement.
La femelle met au monde un petit par portée,
Lorsque la mère creuse, le jeune est protégé car la poche marsupiale s’ouvre vers l’arrière.
A sa naissance, le bébé mesure trois centimètres et pèse un gramme.
La femelle garde le petit dans sa poche, où il tète son lait, pendant 6 à 9 mois
.Les jeunes sont transportés dans un sac postérieur face pendant environ huit à neuf mois
Le petit reste ensuite dans le terrier jusqu’à l’âge de 12 mois.
Il arrive parfois des naissances de wombats albinos





Menaces

Le wombat à narines poilues du Nord est malheureusement au bord de l'extinction.
En 2006, il ne restait que 70 individus confinés dans un seul parc national du Queensland.
Largement chassé autrefois pour son épaisse fourrure, il continue de décliner car les troupeaux de bovins broutent les herbes dont il se nourrit
La baisse accélère en raison de la combinaison de la sécheresse et de cette concurrence avec les pâturages du bétail
L'altération des habitats et des intoxications accidentelles ont également contribué à la baisse.
Sans compter les accidents sur les routes.
L'espèce est aussi menacée par la prédation des dingos et la concurrence avec les espèces indigènes pour la nourriture .
Le wombat commun et le wombat à narines poilues du Sud sont également protégés.
Les populations sont stables.
Si vous visitez l’Australie, faites un détour vers les Blues Mountains (Montagnes bleues).
Dans cette région de la Nouvelles-Galles du Sud, plus d’un million d’hectares ont été regroupés au sein d’un parc national.
La région abrite la forêt d’eucalyptus la plus variée au monde et la faune y est très variée.
Vous pourrez y observer le koala, le kangourou gris, des wallabies et le wombat commun.

Classé comme en danger critique d'extinction (CR) de la Liste rouge de l'UICN 2007 (1) et énumérées à l'Annexe I de la CITES






Conservation

De gros efforts ont été faits pour conserver cette espèce
En 1971, le « Epping Forest National Park » a été créé pour protéger la population du nord des derniers wombats à narines poilues, et en 1982, le bétail a été exclu de la zone
Un plan de redressement a été produit :les objectifs de ce plan comprennent l'établissement d'une installation d'élevage en captivité et la création d'une deuxième population sauvage.
Des sites appropriés pour la réintroduction sont en cours d'identification.
L'objectif à long terme du plan est de créer un réseau de populations dans l'ensemble de l'aire de répartition historique
En 1981, des estimations de la population à seulement 20 à 40 individus, ce chiffre avait augmenté à 110 en 2000 mais avec seulement 20 femelles reproductrices.
Il est clair que le statut de cette espèce est très précaire.
Ce qui détermine à long terme que les efforts de conservation sont essentiels avant d’être de retour au bord de l'extinction.






Le wombat et l'homme

Ils peuvent être grossièrement apprivoisés en captivité et même, s'ils sont bien cajolés et caressés, devenir de plus en plus conviviaux.
De nombreux parcs, zoos et autres sites touristiques de toute l'Australie ont des wombats qui sont des animaux très populaires.
Toutefois, l'absence de peur peut conduire chez eux à des actes d'agression s'ils se sentent provoqués, ou même simplement s'ils sont de mauvaise humeur.
Leur poids leur permet de faire tomber un homme de corpulence moyenne et leurs dents et mâchoires puissantes peuvent entraîner de graves blessures.
Le naturaliste Harry Frauca a reçu une fois une morsure de 2 cm de profondeur dans sa jambe au travers une botte en caoutchouc, une jambe de pantalon et une chaussette de laine épaisse (Underhill, 1993).



Pris au hasard de mes voyages sur le net.
Merci aux auteurs.

Photo 10 : Les Marsupiaux : Les Diprotodontia

Publié le 19/05/2009 à 10:15 par mamiejosiane
Le Koala



Le koala cendré (Phascolarctos cinereus) ou paresseux australien est un marsupial arboricole endémique de l'Australie.
Il a été décrit en 1817 par le zoologue Georg August Goldfuss.
Il est, avec le kangourou, l'un des principaux symboles de l'Australie.
Ils appartiennent au Superordre Australidelphia
Il est le seul représentant de la famille des Phascolarctidés encore présent sur Terre
Le koala est lourd et peu agile ce qui ne l’empêche pas d’être adapté à son environnement.
Déjà au pléistocène, le koala (Phascolarctos cinereus) dormait paisiblement dans les feuillages.
Le koala est lourd et peu agile ce qui ne l’empêche pas d’être adapté à son environnement.
Déjà au pléistocène, le koala (Phascolarctos cinereus) dormait paisiblement dans les feuillages.
C’est probablement au milieu du Tertiaire, vers 35 millions d’années avant notre ère, qu’une branche de marsupiaux donna naissance aux koalas.
A la fin de cette période, il en existait au moins cinq espèces, notamment Phascolarctos stirtoni, un
koala vingt fois plus gros que celui que l’on connaît.
Au cours du pléistocène, la faune australienne était très diversifiée et surprenante.
Parmi les prédateurs, on connaît par leurs fossiles le lion marsupial (Thylacoleo carnifex), le loup de Tasmanie ou le varan géant (Megalania prisca).
Parmi les herbivores, il y a eu des marsupiaux de la taille d’une petite voiture comme le diprotodon optatum,
un wombat géant ou le kangourou géant (Sthenurus stirlingi).
Actuellement, le koala est le mammifère le plus représentatif de la faune d’Australie avec le kangourou.






Portrait du Koala

Le koala fait partie des Marsupiaux et de l'ordre des Diprotodontia
Il vit dans les forêts d’eucalyptus situées sur le long des côtes australiennes.
On le trouve essentiellement dans les Etats de la Nouvelle-Galles du Sud et de Victoria.
Le nom scientifique du koala signifie « ours à poche gris cendré ».
Cette appellation tient seulement à une similitude avec l’ourson.
Le koala est le seul représentant de sa famille, les Phascolarctidae, car il est unique en son genre.
Le koala mesure de 60 à 85 centimètres et son poids à l'âge adulte peut varier de 6 à 12 kilos.
La femelle est plus petite que le mâle.
La taille et les proportions des adultes dépendent de l'âge, du sexe, de la nourriture, et de la région.
En général, les koalas vivant sous les climats les plus froids sont plus gros et disposent d'une fourrure plus foncée et plus dense que ceux des régions plus chaudes
Mais il existe des exceptions.
Ainsi, dans le fécond État de Victoria, les adultes pèsent jusqu'à 14 kg pour les mâles et 11 pour les femelles.
Les poids moyens des individus vivant dans le nord sont plus faibles : jusqu'à 12 kg pour les mâles et 8 pour les femelles.
Les koalas du Queensland, terre aride, sont en général plus petits : 8 kg pour les mâles et 6 pour les femelles.
Le koala est le seul marsupial arboricole dépourvu de queue.
A l’image du kangourou et du wallaby, ce marsupial est un diprotodonte qui se caractérise par la présence d’une seule paire d’incisives à la mâchoire inférieure.
Les incisives inférieures poussent vers l'avant et rejoignent les incisives supérieures pour permettre aux marsupiaux d'arracher les végétaux.

Les pattes antérieures comportent cinq doigts dont deux opposables.
Cela lui permet de s’agripper fermement aux branches.
Les mains sont pourvues de longues griffes et d’épais coussinets rugueux.
Le pouce n’a pas de griffes.
Comme tous les membres des diprotodontes, les pattes arrière des koalas ont l'index et le majeur soudés entre eux , fusionnés en un seul doigt, mais qui porte tout de même deux griffes , formant une sorte de peigne très utile pour la toilette.
Le nez est dépourvu de poils.
L’odorat du koala est très fin et lui permet de sélectionner les feuilles d’eucalyptus jugées consommables.
En liberté, un koala vit entre 15 et 20 ans.
Le cri du koala n’est pas très agréable à entendre.
Il ressemble au grincement d’une scie.
On a répertorié 8 sortes de cris.
Par exemple, une série de grondements correspond à un mâle dérangé par un autre.
En cas de combat, les cris se transforment en puissantes vociférations.
Cri du koala : http://www.dinosoria.com/sons/koala.mp3
Les koalas souffrent de nombreuses affections.
Parmi ces pathologies, il y a la conjonctivite qui peut mener à la cécité
Ils attrapent également des pneumonies et ont des problèmes intestinaux.
Un seul micro-organisme est responsable de ces problèmes : Chlamydia psittaci.
La poche marsupiale des femelles est bien développée et s'ouvre par l'arrière, comme chez les vombatidés.
Elle ne contient que deux tétons pour alimenter le bébé.
Les oreilles sont rondes, poilues, et le nez, glabre, est très bombé.
Autre particularité des Phascolarctidés, partagée avec les vombatidés, les embryons sont alimentés pendant la première partie de leur vie par un placenta allantoïdien.






La vie sociale du koala

Vivant seul ou en groupes, le koala dort dans les fourches des arbres ou sur des branches basses
Son métabolisme est lent.
Il dort 18 heures par jour mais peut se déplacer rapidement et efficacement s'il se sent menacé.
C’est un animal paisible qui possède peu de moyens de défense.
A force d’être en contact avec l’eucalyptus, il finit par en avoir la même odeur.
A la nuit venue, le koala s’éveille.
Indolent après une si longue sieste, il doit se restaurer.
Il sélectionne alors avec soin chaque feuille qu’il expertise avant de se décider à la manger ou non
Il ne descend à terre que si les ressources de l’arbre sont épuisées.
A terre, il est maladroit et très exposé aux prédateurs.
Il évolue en se dandinant maladroitement sur ses quatre pattes, tantôt marchant, tantôt progressant par petits sauts.
Malgré tout, il peut si nécessaire parcourir d’assez longues distances.
Il nage très bien et longtemps s'il le faut, ce qui lui permet de s'échapper des zones inondées.
Les koalas sont particulièrement sédentaires et ne quittent jamais leur territoire.
D’ailleurs, les forêts d'eucalyptus qui servent de réserve ne sont pas clôturées.
Des études scientifiques conduites sur l’île Kangaroo, sur une population d’environ un millier de koalas, ont confirmé que cet animal préfère la solitude.
Seulement 11% de cet effectif formaient des couples.
Dans les populations qui ont développé un embryon de vie communautaire, chaque individu s’installant dans un arbre, maintient avec ses congénères une intense communication visuelle et vocale.
Bien qu'habituellement discret, en période de reproduction, le mâle peut émettre un son très grave qui plaît beaucoup aux enfants (humains) tentés de l'imiter.
L’instinct territorial du koala se traduit alors par un système hiérarchique, avec des rapports de dominant à dominé.
C’est notamment le cas à l’approche du rut.
Si le territoire commun n’offre plus assez de ressources, le mâle dominant quitte son arbre pour chercher un autre domaine.
Il est suivi, quelques jours plus tard, par les autres membres du groupe.
Quoi que certains le pensent, le koala n'est pas un animal violent.
Étant un animal souvent au repos, il préfère utiliser la fuite plutôt que la confrontation.






Alimentation du koala

Son régime alimentaire est très particulier.
Il se compose de 500 grammes à 1 kg de feuilles d’eucalyptus par jour.
Au cours de certaines périodes de l’année, les feuilles d’eucalyptus contiennent des substances nocives.
L’estomac du koala est capable de neutraliser ce poison.
Cependant, le koala ne peut neutraliser l'effet toxique de l'acide cyanhydrique.
Pour éviter de s'empoisonner, il apprend très tôt à éviter les jeunes pousses tendres de certains eucalyptus.
Il complète ce régime alimentaire avec de la terre qui lui apporte calcium et autres minéraux.
Il dispose d’un très long intestin (caecum) qui lui permet de digérer les feuilles épaisses.
Les koalas ne consomment que 50 à 60 espèces d'eucalyptus parmi les 600 variétés recensées en Australie.
Chaque individu préfère nettement deux ou trois espèces selon la région où il vit, ce qui implique un risque de disparition de l'espèce suite à une déforestation de son milieu de vie
C’est pourquoi, aussi il est très difficile de le garder en captivité.
Il mange des feuilles d'eucalyptus, et en tire tout son apport d'eau, puisqu'il ne boit
pratiquement jamais au cours de sa vie
Ce sont les feuilles d'eucalyptus qui lui apportent le liquide.
C’est de cette particularité que lui vient son nom qui signifie dans la langue des Aborigènes australiens : "sans eau" ou »l’animal qui ne boit pas ».






Reproduction du koala

La période de reproduction va normalement de décembre à mars, l'été dans l'hémisphère Sud.
Les femelles atteignent leur maturité sexuelle vers l'âge de 2 à 3 ans, les mâles, de 3 à 4 ans.
En bonne santé, une femelle koala peut donner naissance à un jeune chaque année pendant environ 12 ans.
Le territoire d’un mâle, 2 à 3 hectares en moyenne, chevauche celui de plusieurs femelles.
Les bagarres entre sexes sont fréquentes.
Vidéo de bagarre : http://www.arkive.org/koala/phascolarctos-cinereus/video-09a.html
La saison des amours marque la trêve entre mâles et femelles territoriaux.
Des combats très violents peuvent avoir lieu entre les mâles pendant cette période.
La période de reproduction s’étend durant le printemps austral.
Les étreintes sont brèves, 30 secondes à 2 minutes.
Cet accouplement hâtif est parfois très violent.
Vidéo d'accouplement : http://www.arkive.org/koala/phascolarctos-cinereus/video-09b.html
Si la femelle n'est pas pleinement consentante, le mâle la couvre sans cérémonie, s'agrippant avec ses dents à la nuque de sa partenaire.
La gestation dure au maximum 35 jours.
Les jumeaux sont très rares, le premier couple de vrais jumeaux, nommé "Euca" et "Lyptus", né en captivité est né à l'Université du Queensland en 1999
vidéo des jumeaux : http://tf1.lci.fr/infos/sciences/0,,3446934,00-naissance-rarissime-de-jumeaux-koalas-en-captivite-.html
La femelle n’engendre qu’un seul petit par an, en principe entre octobre et avril.
Le minuscule koala ne pèse que 0,5 gramme à la naissance et mesure moins d'un centimètre de long.
Un bébé koala, appelé "Joey" par les australiens, est glabre, aveugle et sans oreilles.
À la naissance il et rampe avec difficulté, dans la fourrure de sa mère, vers la poche marsupiale située sur le ventre de sa mère (qui est fermée par un muscle que la mère peut serrer à volonté) et s'accroche à une des deux tétines.
Les jeunes restent dans la poche pendant environ six mois, fermement attaché au mamelon de sa mère et.s'alimentant uniquement avec du lait
Pendant ce temps, ses oreilles se développent, ses yeux s'ouvrent et sa fourrure se développe.
Il commence alors à explorer l'extérieur de la poche marsupiale et s’aventure de temps en temps dans les branches avec sa mère.
À peu près à ce stade, il commence à consommer de petites quantités d'excréments maternels afin d'acquérir les microbes qui lui seront nécessaires pour digérer les feuilles d'eucalyptus
Vidéo : http://www.arkive.org/koala/phascolarctos-cinereus/video-09c.html
A 8 ou 9 mois, il quitte définitivement la poche de sa mère.
Le bébé koala restera avec sa mère pour une nouvelle période de six mois environ, aggripé sur son dos et se nourrissant à la fois de lait et de feuilles d'eucalyptus jusqu'au sevrage complet vers l'âge de 12 mois.

Vidéo : http://www.arkive.org/koala/phascolarctos-cinereus/video-06a.html
Le lien entre mère et petit est très fort
Les jeunes femelles se dispersent dans les zones à proximité à ce moment-là, les jeunes mâles restent souvent avec leur mère jusqu'à l'âge de deux ou trois ans
. Un koala pas comme les autres
Onya-Birri est le seul bébé Koala albinos du monde né en captivité!
Après avoir passé ses six premiers mois caché dans la poche ventrale de sa mère, au zoo de San Diego au Etats-Unis.
Onya-Birri a surpris tout le monde en apparaissant avec sa fourrure blanche, son nez et ses yeux rose.
Une peluche unique, en chair et en os !
Le mâle a quant à lui un petit harem de femelles sur lequel il règne avec beaucoup d’âpreté.
Il chasse d’ailleurs les petits sevrés dès que la femelle est à nouveau fécondable.
Le jeune vit alors seul jusqu'à sa maturité, c'est-à-dire jusqu'à ce qu'il soit à son tour capable de trouver une compagne ou un compagnon (vers 3 à 4 ans pour les mâles, 2 ou 3 ans pour les femelles).





Faut-il tuer les koalas australiens ?

En avril 2004, un débat a été amorcé sur la surpopulation des koalas de l’île Kangaroo.
Trop nombreux, ils sont affamés.
Pour trouver de quoi survivre, ils dévastent la végétation de ce site très touristique.
David Paton, professeur d’écologie à l’Université d’Adélaïde, en Australie, a estimé qu’il fallait en éliminer les deux tiers ce qui reviendrait à tuer 20 000 de ces marsupiaux sur 30 000.
La Fondation australienne pour les koalas (AKF) a bien sûr aussitôt réagi en s’opposant violement à cette solution radicale.
L’AKF dénonce la mauvaise gestion des ressources naturelles de l’île.
L’agriculture, l’exploitation du bois, les incendies, les maladies, ont réduit l’habitat naturel des koalas.
Il serait donc vraiment aberrant de tuer des individus à cause d'une surpopulation plutôt que de les réimplanter dans les zones où l'espèce est en grand déclin.s maladies, ont réduit l’habitat naturel des koalas.
La densité de ces animaux est donc un faux problème, selon la Fondation.
Introduit tardivement sur l’île Kangaroo, les petits marsupiaux ont prospéré.
Sont-ils trop nombreux aujourd’hui ?
L’Etat de l’Australie Méridionale, dont dépend l’île Kangaroo, a déjà fait savoir qu’il préférait une solution de stérilisation et de réimplantation à celle de l’élimination pure et simple.
Espérons que cette solution résoudra le problème.
D'autant plus que le koala est inscrit sur la liste rouge de l'IUCN en tant qu'espèce en grand danger d'extinction.
Il serait donc vraiment aberrant de tuer des individus à cause d'une surpopulation plutôt que de les réimplanter dans les zones où l'espèce est en grand déclin.





Protection et risque d'extinction

Chassé presque jusqu'à l'extinction pour sa fourrure dans la partie sud de l'Australie, il a depuis été réintroduit et son aspect si « mignon » lui fait bénéficier de la meilleure attention des officiels.
On ne connaît pas le nombre exact d'individus (les chiffres variant de 100 000 à un million) mais tout le monde s'accorde à dire que l'espèce est, depuis plusieurs années, en déclin.
La cause tient pour beaucoup à la perte de son habitat, liée au développement urbain et routier.
Mais les koalas sont aussi victimes de sècheresses à répétition, de mutations génétiques dues à des décennies de reproduction consanguine et de la chlamydiose qui affecte sa fertilité.
Quant aux gigantesques feux de forêts qui ont ravagé le Sud de l'Australie durant l'été 2006, ils ont fait disparaître des milliers de koalas.
Vidéos : http://www.arkive.org/koala/phascolarctos-cinereus/video-14.html
http://www.dailymotion.com/video/x8czrk_sam-le-koala_animals
Dans le sud-est du Queensland, la situation est telle que le petit marsupial arboricole a été inscrit sur la liste des espèces en danger, avec un risque d'extinction dans moins de dix ans.
Sur la liste rouge de l'IUCN, le koala est considéré comme quasi menacé.
Cette menace est due à la déforestation de l'eucalyptus — essentiel à la vie du koala — utilisé pour fabriquer du mobilier de jardin.



Pris au hasard de mes voyages sur le net.
Merci aux auteurs

Photo 9 : Les Marsupiaux : Les Diprotodontia

Publié le 12/05/2009 à 12:00 par mamiejosiane


Le Kangourou



Le kangourou symbolise parfaitement l'Australie (sur le continent et en Tasmanie), ainsi qu'en Nouvelle-Guinée pour les kangourous arboricole.
Avec ses pattes postérieures démesurées qui lui servent de ressorts et sa poche marsupiale, le kangourou porte bien son nom.
Si le kangourou roux (Macropus rufus) est le plus connu, il existe en fait de nombreuses espèces de marsupiaux que nous appelons "kangourous" de la taille d'un rat à celui d'un homme.
Le kangourou a colonisé tous les milieux, du désert à la forêt, en passant par le bush.
Ils appartiennent au Superordre Australidelphia






Le kangourou : une curiosité

En 1770, le capitaine Cook fut contraint, pour cause d’avarie, d’accoster sur les rives australiennes totalement inconnues.
Les marins en profitèrent pour partir en expédition.
Quelle ne fut pas leur stupeur en voyant arriver un animal « ne ressemblant à aucun des animaux européens », qui déboulait en bondissant sous leurs yeux.
Les aborigènes expliquèrent qu’il s’agissait du gangurru, signifiant selon la légende, » Je ne te comprends pas » dans la langue aborigène guugu yimidhirr alors que le naturaliste Sir Joseph Banks commandé par le capitaine James Cook, désignait un kangourou gris, transcrit en «kangooroo» ou «kanguru» en 1770.
Plus tard, le gouverneur d’Australie envoya plusieurs spécimens au Roi Georges III d’Angleterre.
Depuis cette découverte, les naturalistes ont étudié l’évolution de la faune marsupiale en Australasie.
Ils ont baptisé la famille du kangourou : macropodidae c’est-à-dire « à grands pieds ».
Les kangourous et les wallabys font partie de l’ordre des marsupiaux Diprotodontia (qu'une seule paire de larges incisives sur la mâchoire inférieure.)
Il existe actuellement quatre grandes espèces:
■ le kangourou roux,
■ le kangourou géant,
■ le kangourou gris
■ le kangourou antilope.
Le wallaroo est un marsupial de taille moyenne.
Les wallabys sont également des marsupiaux de petite taille.
Wallaby est un nom vernaculaire(qui est propre à une région ou à un pays). que l'on donne à de nombreuses espèces qui sont semblables aux kangourous, mais de taille plus modeste.






Quelques espèces de kangourous et de marsupiaux

N’ayant aucun prédateur, à part le dingo et l’homme, les kangourous parcourent à leur guise le bush australien.
Ils sont caractérisés par une grande taille des membres postérieurs (d'où le nom de la famille), qui sont très adaptés au saut et par une poche abdominale (ou poche marsupiale) qui abrite le petit du kangourou.
La queue est grande et puissante, elle sert de balancier pendant les sauts et l'animal s'y appuie (comme un « siège ») au repos.
Chaque espèce s’est adaptée à un climat différent, sec ou pluvieux.
■Le kangourou roux (Macropus rufus) vit exclusivement en Australie continentale.
C’est l’espèce la plus répandue.
Les mâles arborent une belle couleur rousse
Il vit dans le centre de l’Australie, dans les régions arides ou semi-arides.
Il vit en groupes plus ou moins importants.
Son aire de répartition couvre 5 millions de kilomètres carrés.
Le kangourou roux est le plus grand des marsupiaux.
Le mâle est plus grand et plus lourd que la femelle.
Sa longueur, queue comprise, est d'environ 2,40 m et 2,10m pour la femelle, mais sa queue peut mesurer 1 m de long.
Ses puissantes pattes postérieures lui permettent de se propulser jusqu’à 70 km/h.
Il peut faire des bonds de 9 m de long.
Le poids du mâle peut atteindre 90 kg et la femelle une quarantaine de kilos.
■Le kangourou gris (Macropus fuliginosus) occidental habite le sud du continent australien et est également présent sur l’île Kangaroo située au large d’Adélaïde.
Il a élu domicile dans les landes du littoral, les régions boisées tempérées ou les forêts subtropicales.
Le kangourou gris oriental vit à l’est de l’Australie mais également en Tasmanie.
Il préfère les régions de forte pluviosité.
Le kangourou gris peut mesurer jusqu'à 1,40 m de haut pour un poids maximum de 55 kg.

■Le kangourou antilope (Macropus antilopinus) est le deuxième plus grand kangourou.
Le pelage du mâle est roux alors que celui de la femelle est gris.

■Le wallaroo (Macropus robustus) apprécie les régions rocheuses où dans la journée il peut s'abriter dans des grottes ou des failles.
On le trouve en Australie continentale.
C'est une espèce très répandue.

■Le kangourou géant (Macropus giganteus) ressemble au kangourou gris.
Il est très répandu dans le Sud et l'Est de l'Australie.
Malgré son nom, il est plus petit que le kangourou roux.
Le poids maximum d'un mâle est de 60 kg.
C'est une espèce nocturne.
■Le Wallaby des rochers à queue en pinceau (Petrogale penicillata) vit en colonies de 50 individus et plus
On le trouve dans l'est de l'Australie, à Hawaï; il a été introduit dans l'île d'Oahu.
■Les dendrolagues sont des kangourous arboricoles.
Ils fréquentent les forêts pluviales d'Australie et de Nouvelle-Guinée.
Leurs ongles très developpés leur permettent de se déplacer aisement sur les branches pour en grignoter les feuilles.
Ils sautent de branche en branche couvrant une distance de 3 à 6 m.
■Le dendrolague de Lumholtz (Dendrolagus lumholtzi) est l'une des espèces de kangourous arboricoles.
Son poids ne dépasse pas 10 kg.
Solitaire, c'est un animal nocturne qui vit dans les forêts humides au Nord du Queensland
.





Mode de vie

Le kangourou est un animal libre, nomade et plutôt solitaire.
La plupart des kangourous sont herbivores, mais certains d'entre eux sont aussi insectivores.
Ils sont actifs surtout au crépuscule et la nuit car ils profitent de la fraîcheur pour brouter pendant des heures.
Un kangourou peut survivre plusieurs semaines sans eau.
Pour éviter de se déshydrater, ils transpirent peu et évitent d’uriner.
Chaque espèce opte pour des menus différents : herbes courtes et plantes à fleurs pour le kangourou roux, broussailles pour le kangourou gris.
Un kangourou vit en moyenne 15 ans en liberté et jusqu'à 25 en captivité
Leurs prédateurs sont les dingos et les chiens, depuis que leur principal prédateur, le thylacine (un loup marsupial officiellement éteint mais encore observé) a disparu.
Lorsque la nourriture manque, des aigles se groupent pour les chasser ainsi que des reptiles pour les plus petites espèces.
Pour combattre les chiens, une de leurs tactiques favorites est d'aller dans l'eau et de noyer l'assaillant ; ils peuvent aussi utiliser leurs pieds pour des combats à la savate.
Ils n'ont pas de cri particulier, bien qu'ils puissent grogner ou émettre un son ressemblant à une toux.
Dans certains cas, ils peuvent souffler, un peu à la manière des chats.
Les femelles peuvent appeler leur progéniture en émettant des claquements de langue.
Cependant, le son le plus courant que les kangourous produisent est celui de leur pattes frappant fortement le sol pour prévenir leurs congénères d'un danger.
Les kangourous de déplacent par bonds successifs d’environ un mètre cinquante , à une vitesse moyenne de 20-25 km/h et peuvent alors parcourir de longues distances.
Ils peuvent se déplacer à une vitesse de 40 km/h sur une distance de 2 kilomètres.
En cas de réel danger, les grands kangourous peuvent bondir à 3,30 mètres de haut et 13 mètres en longueur, les kangourous gris peuvent faire des pointes de vitesses à 64 km/h, les kangourous roux peuvent faire des pointes de vitesses à 70 km/h, certains membres de la famille kangourous peuvent faire des pointes de vitesses max à 88 km/h, sur une courte distance .
Les kangourous n'ont pas de prédateurs, grâce à leurs grande rapidité et leurs agilité a bondir, mais les animaux faibles, malades, agés, isolés ou trop jeunes, sont la proie des dingos.






La reproduction

Les kangourous, comme tous les marsupiaux, sont munis d’une poche ventrale (le marsupium) dans laquelle le fœtus termine son développement.
Après l’accouplement, si la poche maternelle est déjà occupée, le développement intra-utérin s’interrompt.
Un mâle féconde en moyenne vingt femelles et les prétendants à ce rôle de géniteur sont légion.
C'est pourquoi ils se battent avant l'accouplement.
Durant les grandes sécheresses, les femelles deviennent automatiquement stériles.
Il reprendra une fois le marsupium libéré.
L’œuf reste dans l’utérus une trentaine de jours jusqu’à devenir un embryon larvaire de 3 à 5 cm de long.
Après cette brève gestation, la femelle lèche l’intérieur de sa poche pour la nettoyer puis se prépare pour mettre bas.
Appuyant son dos contre un arbre, elle place le poids de son corps sur sa queue, étend ses pattes devant elle et incline le haut du corps en avant jusqu’à ce que le minuscule embryon soit expulsé.
La larve, aveugle, pèse moins d’un gramme et elle doit se débrouiller seule pour trouver son chemin jusqu’à la poche marsupiale.
L’embryon est guidé uniquement par son odorat.
Vidéo naissance :

Vidéo Youtube


Il suit le chemin de salive tracé par sa mère en se hissant avec les griffes dont ses minuscules pattes antérieures sont munies.
En moins de cinq minutes, le nouveau-né parvient jusque dans la poche où il s’accroche à une des tétines.
Il y restera solidement fixé pendant plus de deux mois.
Si la femelle met au monde des jumeaux, faute de place dans la poche, seul le plus fort survit.
Chez certaines espèces, les femelles s’accouplent immédiatement après avoir mis bas.
L’œuf fécondé reste en attente jusqu’à ce que la poche se libère.
Ainsi le cycle se poursuit sans interruption.
Le kangourou roux et le kangourou gris se reproduisent toute l’année.
A l’âge d’un an, le petit quitte définitivement la poche maternelle.
Il reste près de sa mère jusqu’à sa maturité.
Les naissances à la chaîne obligent la mère à secréter par chacune de ses tétines une composition différente.
La mamelle qui permet d’allaiter le jeune qui a quitté la poche est de forme allongée.
Elle fournit un lait riche en graisse et plus énergétique.
Par contre, la mamelle à laquelle est accrochée le nouveau-né dans la poche fournit du lait riche en hydrates de carbone et pauvre en matières grasses.
Les naissances de bébé albinos ne sont pas rares .






Combat de boxe

Les kangourous ne sont prisonniers d’aucune contrainte sociale.
Ils vivent parfois seuls, parfois en groupes.
Sans réelle organisation, les groupes se composent et se désagrègent au fil des circonstances.
En général, quand ils vivent en groupes, ils ne sont pas agressifs.
Mais de temps en temps, les mâles s’affrontent pour affirmer leur rang ou s’approprier les femelles réceptives.
Quand deux rivaux décident de s’opposer, un rituel a lieu avant que le combat n’éclate.
Les deux adversaires marchent à quatre pattes, se grattent, les membres raidis, en face l’un de l’autre.
ls se dressent ensuite sur leurs pattes postérieures et s’avancent pour s’empoigner.
Chacun tente de repousser l’autre à coup de pattes antérieures.
Les deux rivaux essayent de se déséquilibrer, en prenant appui sur leur queue.
Ils peuvent également donner des coups de pied dans le ventre pour blesser le rival avec leurs griffes redoutables.
Contrairement à sa réputation de boxeur, les pattes antérieures des kangourous sont peu puissantes.
Toute la force se concentre dans les pieds.
En fait, un kangourou roux peut éventrer un homme d’un seul coup de ses pattes postérieures car ses immenses pattes sont munies de griffes impressionnantes.
Mais, ce sont des animaux plutôt placides qui se battent assez rarement.
Les combats ne sont jamais mortels.






Polémique sur les kangourous en Australie

Lorsque les premiers colons européens arrivèrent en Australie vers la fin du 18e siècle, ils découvrirent un continent aux ressources qui semblaient illimitées.
Mais, ils employèrent des techniques mal adaptées ce qui provoqua un bouleversement de l’environnement.
Les terres en friches furent transformées en pâturages pour les troupeaux ce qui amena l’extinction de certaines espèces de wallabys.
La prolifération des lapins, introduits dans l’île par l’Homme, est telle que dans certaines régions aucune végétation n’a pu résister.
Les lapins sont eux-mêmes la proie des dingos, chiens domestiques retournés à la vie sauvage.
Ces chiens ont également été introduits par l'Homme en Australie.
C’est en 1903, qu’une loi de protection du kangourou roux fut promulguée.
Parcs nationaux et réserves naturelles furent créés pour la protection des marsupiaux.
Mais, ces mesures sont loin de faire l’unanimité, surtout auprès des éleveurs.
Pour les fermiers, le kangourou est un ennemi juré.
Il endommage les clôtures, parasite les pâturages et boit l’eau de leurs réservoirs
Ils continuent donc à les abattre.
Plus de 3 millions de kangourous sont massacrés chaque année.
Pourtant, il est prouvé que si le centre de l’Australie se désertifie, c’est à cause des moutons et non des kangourous.
Le bétail piétine la maigre végétation.
Le kangourou, bien mieux adapté à son environnement, n’abîme pas le sol et se contente de peu d’eau.
Cette désertification va bientôt devenir le problème numéro un en Australie et la mise en cause de la surpopulation de moutons est parfaitement fondée.
Des fermes d’élevage de kangourous pour la commercialisation de la viande existent mais cette viande n’a pas bonne presse en Australie car elle est utilisée pour l’alimentation des chiens.
Inciter les éleveurs à élever des kangourous plutôt que des bovins ou moutons afin de protéger les espèces ne fait bien sûr pas l’unanimité auprès des protecteurs de la nature.
Les arguments économiques semblent déplacés quand l’avenir d’une espèce animale est en jeu.



Pris au hasard de mes voyages sur le net.
Merci aux auteurs.

Photo 8 : Les Marsupiaux : Les Diprotodontia

Publié le 25/04/2009 à 12:00 par mamiejosiane
Les Diprotodontes (Diprotodontia) forment l'ordre le plus représenté des mammifères marsupiaux.
Ils appartiennent au Superordre Australidelphia
Ils se répartissent en douze familles comportant 117 espèces :



Acrobatidae (acrobate)




Burramyidae (possum pygmée)



Hypsiprymnodontidae (rat-kangourou musqué)



Macropodidae (kangourou, wallaby)



Petauridae (possum rayé, etc.)



Phalangeridae (couscous, etc.)



Phascolarctidae (koala, etc.)



Potoroidae (rat-kangourou)



Pseudocheiridae (possum à queue en anneau)



Tarsipedidae (souris à miel)



Vombatidae (wombat)



Thylacoleonidae (éteint)




Leur caractéristique principale est qu'ils ne possèdent qu'une seule paire de larges incisives sur la mâchoire inférieure.
D'autre part les doigts 2 et 3 de leurs membres postérieurs sont complètement soudés à l'exception des griffes, ils sont syndactyles.
La plupart des diprotodontes ont 3 paires d'incisives sur la mâchoire supérieure mais les Vombatidae n'en ont plus qu'une.
Les canines inférieures sont absentes alors que les canines supérieures sont variables en taille et en forme.
La majorité des Diprotodontes est herbivore, certains sont devenus secondairement des insectivores et d'autres se nourrissent de sève et de nectar.
Le lion marsupial, un carnivore, a disparu.
Leur nom provient de leur incisive de grande taille.






Origine

Les Diprotodontes étaient les plus grands des Marsupiaux qui n’eurent jamais existé.
Ils vécurent entre -1,6 Ma et - 50 millénaire av. J.-C. c'est à dire durant la plus grande partie du Pléistocène.
Des fossiles de Diprotodon ont été trouvés à plusieurs endroits d'Australie, avec des crânes et des squelettes complets, des poils et des empreintes de pattes.
Plusieurs squelettes de femelles ont été retrouvés avec celui de leur bébé logé dans la poche marsupiale.
Ils vivaient dans les forêts, les bois, les prairies, probablement en restant près des points d'eau. Ils mangeaient des feuilles, des arbustes et quelques herbes.
Le plus grand d'entre eux était de la taille d'un hippopotame : environ 3 mètres du nez à la queue et 2 mètres au garrot.
Ses descendants les plus proches sont les Wombats et les Koalas.
On imagine que certains Diprotodontes sont à l'origine du mythe du Bunyip (esprit ou diable aborigène).



De tous ces animaux, nous étudierons plus particulièrement :
Le Kangourou
Le Koala
Le wombat


Pris au hasard de mes voyages sur le net
Merci aux auteurs.

Photo 7 : Les Marsupiaux : Les Notoryctemorphia

Publié le 23/04/2009 à 12:00 par mamiejosiane


Les Taupes Masupiales (Notoryctemorphes, Notoryctidae ou Notoryctes) sont des mammifères marsupiaux qui vivent dans les déserts de l'Ouest australien
Elles appartiennent au Superordre Australidelphia
L'unique genre de cet ordre de marsupial ne comprend que deux espèces de taupes marsupiales:
■ la taupe marsupiale du Sud (Notoryctes typhlops Thomas, 1920) ou itjaritjari pour les aborigènes
■ la taupe marsupiale du Nord (Notoryctes caurinus (Stirling, 1889)).
Elles sont si proches qu'elles ne peuvent pas être distinguées l'une de l'autre dans la nature.
Notoryctes est le nom remplacant Psammoryctes .





Portrait de la taupe marsupiale

La tête a la forme d'un cône, avec un bouclier corné sur le museau.
Le corps est tubulaire, la queue est courte avec un moignon glabre.
Elles mesurent entre 12 et 16 cm de long et pèsent entre 40 et 60 grammes.
Elles sont uniformément couvertes par une courte et fine fourrure qui va du crème pâle au blanc avec des reflets dorés, mais leur couleur de fourrure est très variable passant du blanc au brun-roux.
La fourrure est soyeuse et irisé, avec une crème de couleur sombre or
La taupe marsupiale passe beaucoup de temps dans l'obscurité, sous le sable et c’est un animal parfaitement adapté pour creuser :
■ fusion des vertèbres du cou pour une plus grande rigidité
■ un bouclier corné sur le nez
■ des griffes plates sur les troisième et quatrième doigts des courtes pattes avant, pour creuser
■ leur poche marsupiale a évolué pour s'ouvrir non vers l'avant de l'animal mais vers l'arrière, ce qui permet d'éviter qu'elle ne se remplisse de sable lorsqu'elle creuse.
■ elles sont aveugles, leurs yeux s'étant réduits à l'état de lentilles vestigiales ( structure anatomique d'une espèce dont la fonction initiale a été perdue tout ou en partie au cours de l'évolution). Elles sont complètement aveugles : leurs yeux minuscules sont dépourvus de cristallin et les nerfs optiques sont atrophiés.
■ elles n'ont pas d'oreille externe, juste une paire de petits trous cachés derrière une fourrure épaisse.
■ les narines sont petites et ressemblent à des fentes






Habitat

Cette espèce vit dans les dunes de sable et les sols sablonneux, le long des rivières des zones désertiques d’Australie.
Contrairement aux taupes Européennes, elles ne forment pas de taupinières, elles sont donc difficile à localiser.
Elles s’enfouissent sous terre à environ 8 à 10 cm de profondeur et creusent des galeries pour trouver leurs nourritures.
Elles dorment par petite tranches de quelques minutes et si tôt réveillées, elles repartent en quête de nourriture.
Les taupes marsupiales passent le plus clair de leur temps sous terre, et ne remontent à la surface qu'occasionnellement, probablement juste après une averse.





Mode de vie et reproduction

La taupe marsupiale est repérable par les trois traces distinctes, faites par les pattes arrière et la queue dure avec un balancement de gauche à droite,le plus souvent après les averses.
es raisons pour lesquelles les taupes sortent de préférence après la pluie sont mal connues.
S’enfonçant seulement 10 cm sous la surface, cette taupe se déplace sur d’assez courtes distances, poussant le sable avec la partie dure du nez, écopant avec les pattes avants et rejette le sable avec les pattes arrières
Vidéo creusement : http://www.arkive.org/southern-marsupial-mole/notoryctes-typhlops/video-00.html L'effondrement de tunnels derrière la taupe quand elle se déplace l’oblige à faire surface assez fréquemment.
Animal à la fois diurne et nocturne, la taupe marsupial semble être très active à la poursuite des proies, y compris les larves de fourmis, les larves scarabées, de lombrics, les larves de papillon de nuit et les adultes.
La taupe marsupiale n’a jamais besoin de boire.
Elle se procure l'eau dont elle a besoin de sa nourriture

On sait peu de choses sur les habitudes de reproduction de la taupe marsupiale, mais elle fait un ou deux jeunes.






Menaces et Conservation

Elles n’ont été découvertes qu’en 1888 et le premier spécimen a été capturé en 1910
Cette taupe est listée comme En danger (EN) sur la Liste rouge de l'UICN 2004 et est protégé par la Communauté de l'Endangered Species Protection Act 1992
Au début des années 1900, plusieurs milliers de peaux de taupes marsupiales ont été négociées par les Autochtones pour les Européens.
On sait peu de choses des menaces sur cette taupe mais la menace la plus évidente est la prédation par les chats, les renards et les dingos.
Il est également d'avis que la modification des régimes et des pâturages ont changé ainsi que l'abondance des proies : en cause les incendies ravageant ces régions.
Les chercheurs travaillent avec les populations autochtones, afin de trouver et d'étudier ces taupes dans le Territoire du Nord et du Sud en Australie
Le travail de conservation afin prévenir la dégradation de cette espèce dépend d'une meilleure compréhension de l'écologie et des menaces concernant ces taupes marsupiales.






Evolution

Les taupes marsupiales représentent un remarquable exemple de convergence évolutive avec les taupes en général, et avec les taupes dorées en particulier.
Bien qu'elles ne soient reliées aux autres taupes que par le seul fait qu'elles soient toutes des mammifères, leur ressemblance extérieure montre que l'évolution a choisi des voies similaires dans ces différents milieux.
Pendant plusieurs années, leur place au sein des marsupiaux a été fortement débattue, certains voyant en elles des descendantes des Diprotodontia ( groupe de marsupiaux le plus important aujourd'hui, une seule paire de larges incisives sur la mâchoire inférieure. ), d'autres, des similarités avec une grande variété de créatures, ce qui leur attribuait une origine bizarre.
Le manque de fossiles n'a pas non plus permis de lever le mystère.
En se basant sur le fait que les taupes marsupiales ont des points communs avec les autres marsupiaux, elles ont finalement été classées parmi les Notoryctemorphia.
Les analyses moléculaires du début des années 1980 ont montré que les taupes marsupiales ne sont pas très proches des marsupiaux actuels mais qu'elles ont, depuis au moins 50 Ma, évolué de leur côté.
Cependant, des comparaisons morphologiques suggèrent qu'elles sont apparentées aux bandicoots.
En 1895, le gisement nouvellement découvert de fossiles calcaires de Riversleigh, dans le Nord du Queensland amena une grande surprise : des fossiles de taupes marsupiales âgées de 15 à 20 Ma qui ne ressemblent pas réellement aux espèces actuelles, mais qui pourraient plus ressembler à leurs ancêtres.
En elle-même, cette découverte de ces taupes marsupiales du Miocène ne recelait pas de grands mystères.
Tout comme les formes modernes, elles avaient des caractères qui étaient des adaptations à la vie fouisseuse dans les sables du désert, comme de puissantes pattes fouisseuses.
Le gisement de Riversleigh nous vient, d'ailleurs, d'un environnement non désertique : au Miocène, la zone de Riversleigh était une forêt tropicale.
Une hypothèse est que la taupe marsupiale du Miocène utilisait ces membres pour nager plutôt que pour creuser, mais la conception générale veut que cette caractéristique était probablement une adaptation à la vie fouisseuse dans d'épaisses couches de mousses, de racines et dans la litière des forêts tropicales, puis, lorsque cet environnement s'est lentement désertifié, les Taupes Marsupiales ont été déjà équipées pour faire face à ces nouvelles conditions de vie dans le désert de l'Ouest australien.



Traduit à partir d'articles écrits en anglais : soyez tolérants sur la traduction.
Pris au hasard de mes voyages sur le net.
Merci aux auteurs.

Photo 6 : Les Marsupiaux : Les Péramélémorphes

Publié le 13/04/2009 à 12:00 par mamiejosiane
Les péramélémorphes (Peramelemorphia) comprennent les bandicoots et les bilbies, ce qui regroupe à peu près tous les marsupiaux omnivores.
Il appartient au Superordre Australidelphia
Tous les membres de cet ordre sont endémiques aux deux masses de terre jumelles que sont l'Australie et la Nouvelle-Guinée .
Leur masse varie entre 140 g et 2 kg, mais la plupart des espèces a un poids comparable à un chaton moyen (environ 1 kg).

Evolution des péramélémorhhes

La position des Peramelemorphia dans la famille des marsupiaux a été longtemps déroutante et controversée.
Il y a deux caractéristiques morphologiques qui montrent la ligne évolutive suivie par les représentants de ce groupe : le type de patte et les dents.
Malheureusement, ces deux caractères vont dans des directions évolutives opposées !Tous les membres de l'ordre des polyprotodontes (qui ont plusieurs paires de dents sur la mâchoire inférieure) alors que les péramélémorphes en ont 3 paires
Ceci suggère qu'ils ont évolué des Dasyuromorphia, marsupiaux carnivores (ex Diable de Tasmanie).
Cependant, ils ont une caractéristique inhabituelle au niveau des pieds : le second et le troisième orteil sont fusionnés.
Cette condition syndactyle est la caractéristique des diprotodontes, marsupiaux herbivores qui regroupent les kangourous, les wombats, les opossums et les koalas.
Les tentatives pour reconstituer le puzzle postulent que le groupe a évolué des carnivores, conservant ainsi la denture des polyprotodontes, tout en développant de façon indépendante la syndactylie de leurs pattes postérieures.
Le point de vue opposé part du principe que la syndactylie est si inhabituelle qu'elle ne peut avoir évolué deux fois et qu'ainsi, les bandicoots seraient issus d'une créature diprotodonte qui ressemble à un opossum qui aurait subi une évolution des dents.
Une troisième hypothèse est que le groupe de bandicoots aurait évolué d'un groupe de carnivores primitifs, qui aurait développé une syndactylie des pattes postérieures pour se spécialiser dans l'escalade des arbres, et que les diprotodontes auraient évolué de ce groupe en développant leur dents si particulières.
Les récentes analyses moléculaires n'ont pas résolu ce problème, mais suggèrent fortement que les péramélémorphes sont très distants, d'un point de vue cladistique, des autres marsupiaux






Le Bandicoot (Perameles bougainville)


Portrait des Bandicoots

Le petit Bandicoot doré est un omnivore marsupial vivant en Australie.
Ce mammifère a les apparences d’un rat, avec un petit corps voûté et une longue queue.
La longueur moyenne de tête à la queue est environ 400mm, pesant une moyenne de 800g.
Ses pattes antérieures courtes sont pourvues de trois orteils munis de griffes plates
Sur ses grands membres postérieurs bien musclés contrairement à d'autres marsupiaux, les bandicoots ont les orteils soudés , ce qui forme un peigne de toilettage.
La plupart des bandicoots ont long museau et de grandes oreilles.
Toutefois, certains ont le museau court, cette espèce appartient au genre Isoodon .
Les femelles ont une poche en position arrière contenant huit tétines.
Comme son nom l'indique, ce petit marsupial de la fourrure est une couleur brun doré






Mode de vie et reproduction

Le Bandicoot doré est un marsupial nocturne.
Il construit un nid dans la végétation dense ou dans les buissons, à l'aide de brindilles, de feuilles et d’herbes, dans lequel il se repose pendant la journée.
Ce marsupial a la vision de nuit et le sens de l'odorat très développés.
Vidéo du repas des Bandicoots : http://www.arkive.org/golden-bandicoot/isoodon-auratus/video-ba08.html
Les préférences diététiques incluent des vers de terre, des légumes, des crickets, des coléoptères et des fruits.
Vidéo du repas des bandicoots : http://www.arkive.org/golden-bandicoot/isoodon-auratus/video-ba00.html
Le bandicoot barré oriental obtient la majeure partie de sa nourriture en creusant de petits trous peu profonds dans le sol, la nuit
Il passe le plus clair de son temps à se creuser avec ses pattes avants dans le sol des terriers en spirale qui atteignent la profondeur d''un mètre cinquante.
Puis, quand il sort de son trou, comme il est très coquet, il se passe un coup de peigne dans sa précieuse fourrure avec ses pattes arrière.
Les Bandicoots sont connus pour avoir l'un des plus hauts taux de reproduction de tous les marsupiaux.
Nombreux sont les combats de mâles pendant les périodes de reproduction.
La période de gestation dure seulement 12,5 jours et est l'une des plus courtes périodes de gestation de tous les mammifères.
Les femelles donnent naissance à deux ou trois jeunes.
Les petits à un stade immature de développement migrent vers la poche de la mère et sont là pour sept semaines en s’accrochant aux mamelles.
Après cela il ya peu de soins parentaux, ce qui permet à des adultes bandicoots de s'accoupler et se reproduire plusieurs fois par an .
Une fois que les petits sont complètement sevrés , la mère peut immédiatement produire une autre portée
Il est possible qu’une femelle produise 3 ou 4 portées en un an.
La durée moyenne d'un bandicoot barré oriental est environ 2,5 ans.






Habitat

Cette espèce était autrefois très répandue dans le centre de l'Australie.
En 1992, il avait disparu de la plupart de se continent, à l'exception d'une petite zone dans le nord-ouest de Kimberley.
En 2000, un rapport a été publié par la National Wildlife Service des parcs et qui révèle que cette espèce est présumée éteinte sur le continent.
Il en reste à Barrow, Middle, et Auguste l'île de Barrow,.
Les prairies de spinifex inhabitées du genre Trodi et les prairies de tussock sont des lieux de vie des Bandicoots.
. Cette espèce a disparu de la plupart de son ancienne aire de répartition .
On pense que, notamment à cause de modifications apportées par les incendies, la concurrence avec des lapins et des prédateurs de mammifères introduits, tels que la renard roux.
Il est chassé sans pitié par les agriculteurs car il cause de sérieux ravages dans les champs cultivés et les jardins potagers.
De plus, il transporte dans son pelage des parasites dangereux pour les animaux domestiques






Conservation

Le Bandicoot est classée dans la catégorie Vulnerable (VU) sur la Liste rouge de l'UICN 2004 .
Cette espèce est protégée dans la Réserve naturelle du Prince Régent, Kimberley, et l'île de Barrow et le Moyen-Island Réserves Naturelles .
Les îles sont considérées comme zones vulnérables extrêmement importantes, en particulier pour les espèces qui sont menacées sur le continent, tels que Bandicoot doré.
Des plans de récupération ont été mis en place pour définir les causes du déclin de cette espèce et de s'attaquer à la protection des bondicoots restants.
L'éradication des rats (Rattus rattus) de Middle Island est maintenant en cours.
Il est également prévu de mettre en place des colonies de reproduction en captivité, et de réintroduire des individus dans les zones où ils se trouvaient autrefois.
Vidéo de Bandicoots en captivité : http://www.arkive.org/golden-bandicoot/isoodon-auratus/video-ba10.html








Le Grand Bilby (Macrotis lagotis)




Portrait du Bilby

Le grand Bilby est plus grand que les rats marsupiaux plus connus sous le nom de bandicoot.
Il a un aspect comique avec ses oreilles et les poils trop long, des pattes fines qui ressemblent à celles d'un kangourou.
Son doux et soyeux pelage est bleu-gris avec de subtiles marques plus foncées et un ventre blanc.
Vidéo de toilettage : http://www.arkive.org/greater-bilby/macrotis-lagotis/video-05.html
Sa longue queue est grise vers le corps, puis noire, puis blanche à l’extrémité.
Elle est raide comme une bannière, lorsque le bilbie est sur ses pattes arrières.
Au niveau de la partie des poils blancs de la queue, le dessous de celle ci est nue, de la limite du blanc à l’extrémité de la queue.
Le museau du bilby est long et rose avec quelques poils roses.





Mode de vie et reproduction

Les Grands Bilbies sont nocturnes et passent la journée dans le dédale des terriers dans le sol .
Vidéo Bilbie dans son terrier : http://www.arkive.org/greater-bilby/macrotis-lagotis/video-00.html
Chaque terrier peuvent avoir jusqu’à une douzaine de galeries ayant chacune leur utilité et sa propre entrée.
Ces galeries peuvent avoir jusqu'à 3 mètres de longueur .
Les Bilbies sont essentiellement des animaux solitaires, à l'exception du moment de la reproduction, qui peuvent se produire à tout moment de l'année.
Vidéo d’un combat de mâles pour une femelle : http://www.arkive.org/greater-bilby/macrotis-lagotis/video-09a.html
Après une période de gestation d'environ deux semaines, les femelles donnent naissance à une portée de 1 à 2 jeunes qui naissent à un stade immature de développement.
Vidéo de bébés bilbies encore dans la poche maternelle : http://www.arkive.org/greater-bilby/macrotis-lagotis/video-09c.html
Ils restent dans la poche arrière-face d'environ 80 jours fixés à une tétine.

Vidéo de bébés Bilbies sevrés : http://www.arkive.org/greater-bilby/macrotis-lagotis/video-09d.html
Les Bilbies sont omnivores et cherchent la nourriture en creusant avec leurs pattes avants.
Leur régime alimentaire est très varié, y compris des insectes, des bulbes et des champignons .
Vidéo de repas de Bilbies : http://www.arkive.org/greater-bilby/macrotis-lagotis/video-08.html
Ces animaux n'ont pas besoin de boire, car toute l’humidité qui leur est nécessaire, ils la trouvent dans leur régime alimentaire
.





Habitat

Vit dans les zones arides, principalement associée aux monticules et les prairies de tussock ,ainsi que les terres arbustives d’acacia
Au début du 20e siècle, le Bilby était encore présent dans le sud de l'Australie.
Aujourd'hui, toutefois, deux sous-espèces sont limités à de petites populations fragmentées:
 à l'ouest Bilby (Macrotis lagotis lagotis) qui se trouve dans la zone frontalière entre l'Australie-Occidentale et le Territoire du Nord et l'Est
 Bilby (M. l. Sagitta) dans le sud-ouest du Queensland
Beaucoup de Bilby ont été décimées par les activités humaines, ils ont été chassés pour leur peau abondamment et tués accidentellement dans les pièges de lapin ou par des appâts empoisonnés .
La prédation par les renards et les chats sauvages représente l'une des principales causes de mortalité aujourd'hui.
Les populations sont également sous la pression de longues périodes de sécheresse, qui tend à concentrer les animaux tels que bilbies, lapins, prédateurs sauvages , bétail sur de petites étendues de terre.
Trop petite pour satisfaire des besoins de tous ces animaux.
Les populations de bilbys ainsi dispersées sont particulièrement vulnérables à ces phénomènes extrêmes.






Conservation

Classées comme Vulnérable (VU - C2a) sur la Liste rouge de l'UICN 2002 .
Les Bilbies sont protégés en Australie et certains sont élevés en captivité.
La réussite des réintroductions d'individus élevés en captivité ont eu lieu sur les sites de l'Ouest et l'Australie du Sud.
Celles-ci sont soigneusement contrôlées à l'heure actuelle et semblent être bonnes.
Le Save the Bilby Fonds s'emploie à réintroduire les bilbies dans le Parc national Currawinya dans le sud-ouest du Queensland .
Le Queensland Parks and Wildlife Service a créé une colonie de reproduction en captivité à Charleville, et ces bilbies seront utilisées dans le programme de réintroduction
L'avenir est plus prometteur pour ce marsupial

Une tradition veut qu’en Australie des Bilbies en chocolat soient fabriqués pour les fêtes de Pâques


Textes traduits de l'Anglais, soyez tolérants.
Pris au hasard de mes voyages sur le net.
Merci aux auteurs.

Photo 5 : Les Marsupiaux : Diable de Tasmanie

Publié le 03/01/2009 à 12:00 par mamiejosiane
Le diable de Tasmanie1 ou sarcophile (littéralement : qui aime la viande) est un marsupial ne vivant plus que sur l'île de Tasmanie en Australie.

Il appartient au Superordre Australidelphia
Souvent appelé « le sarcophile satanique », le diable de Tasmanie (Sarcophilus harrisii) est le plus gros des marsupiaux carnivores.
Il avait disparu du « continent » australien environ 400 ans avant l'arrivée des premiers colons européens en 1788.

Longtemps considéré comme une menace pour le bétail, il a été chassé impitoyablement jusqu'à ce qu'il soit protégé en 1941.
Depuis les années 1990, un grand nombre de représentants de l'espèce sont victimes d'une tumeur cancéreuse transmissible (Devil facial tumour disease) par morsure qui réduit fortement sa population.
Son allure n’a en fait pas grand-chose de diabolique.

Unique représentant de son genre, le diable de Tasmanie est une espèce qui prospérait autrefois dans l'ensemble de l’Australie.
Aujourd’hui, le diable est confiné sur la sauvage île de Tasmanie.
Cette espèce est la seule non éteinte du genre Sarcophilus mais il existe encore d'autres marsupiaux carnivores .




Histoire

Le naturaliste George Harris a décrit pour la première fois le diable de Tasmanie en 1807.
Il lui avait donné le nom de Didelphis ursina.

En 1838, Richard Owen le renomma Dasyurus laniarius avant que Pierre Boitard ne le déplace dans le genre Sarcophilus en 1841 en lui donnant le nom de Sarcophilus harrisii.
Plus tard, une proposition de révision de son nom a été faite en 1989 en se basant sur l'étude de quelques fossiles continentaux.

Cette proposition n'a pas été acceptée par la communauté scientifique internationale et le nom de S.harrissii doit s'appliquer à l'espèce actuelle, celui de S. laniarius à une espèce fossile.
Des études phylogénétiques récentes montrent que le diable de Tasmanie est plus proche du genre Dasyurus que du Tigre de Tasmanie ou thylacine disparu récemment.





Portrait du diable de Tasmanie


Le diable de Tasmanie est devenu le plus grand marsupial carnivore en Australie après la disparition du tigre de Tasmanie - aussi connu sous le nom de thylacine - en 1936.
Il est caractérisé par sa fourrure noire, l'odeur forte qu'il dégage lorsqu'il est stressé, son hurlement fort et inquiétant et son tempérament agressif envers ses congénères quand il mange.
Ce diable ressemble plutôt à un ourson à poils ras.
Ses proportions sont celles d’un petit chien, il est de constitution trapue et épaisse, avec une grande tête et une queue boudinée.
La graisse corporelle étant emmagasinée dans la queue, cette dernière sera souvent plus étroite chez un sujet malade.

Les mâles sont habituellement plus grands que les femelles : une longueur de 60 à 75 cm de long (tête comprise), avec une queue d’environ 26 cm et un poids de 7 à 12 kg.
Les dimensions respectives de la femelle sont d’environ 27cm pour le corps, d’environ 25cm pour la queue et d’environ 6kg.

Sa fourrure varie du noir profond au gris foncé, bien que des taches blanches irrégulières sur la poitrine et le croupion soient communes.
Les oreilles, en principe pâles, deviennent rouges quand ils sont excités.

Le museau est pourvu de vibrisses sensitives.
De longues moustaches se trouvent autour de la gueule et en touffes sur le dessus de la tête.
Elles lui permettent de localiser des proies lorsqu'il fourrage dans l'obscurité et de situer les autres diables lors du repas.
La truffe, toujours humide, constitue un organe olfactif important.
Il hume l'air à la recherche d'une proie

Cette référence au diable résulte de l’impressionnante mâchoire de l’animal.
Proportionnellement à sa taille, le diable est le mammifère aux mâchoires les plus puissantes.
Ceci étant dû en partie à la longueur de sa tête.
Un diable de Tasmanie a également un jeu de dents qui croissent doucement sur toute sa vie.

Le sarcophile peut ouvrir une gueule béante découvrant la formidable rangée de dents qui tapissent son palais rouge-orangé.
La puissance des mâchoires est phénoménale pour un animal de cette taille.
Il peut broyer les barreaux d’une cage larges d'un centimètre.
Cette puissance est vitale pour un charognard.
L’étrange feulement poussé par l’animal ne fait qu’accentuer la peur qu’il inspire.
Cri du diable de Tasmanie : http://www.dinosoria.com/sons/diable_tasmanie.html
Fait inhabituel pour un marsupial, ses pattes antérieures sont légèrement plus longues que les postérieures.

Le diable peut courir à 13 kilomètres à l'heure sur de courtes distances.
L'espérance de vie moyenne, ne dépasse pas 8 ans dans la nature, peut être plus longue en captivité.
L'ouïe étant son sens dominant, il jouit également d'un excellent odorat.
Agité, le diable peut produire une odeur forte dont l'âcreté rivalise avec la mouffette.
Puisqu'il chasse la nuit, sa vision semble meilleure en noir et blanc.
Dans ces conditions, il peut détecter des objets en mouvement, mais il a des difficultés pour voir les objet statiques.





Un chasseur téméraire

Bien que principalement charognard, ce prédateur se nourrit également de mammifères et de serpents.
Un diable peut capturer jusqu'à un petit wallaby et des des opossums.
Quand il réussit à surprendre une proie moyenne, il lui saute au cou et le mord avec la rage d’un pitbull.
Sa principale faiblesse réside dans sa vue médiocre.
Il ne perçoit que les proies en mouvement.
Mais, tout ce qui bouge l’attire y compris les poissons de surface.

Amateur d’eau, il fréquente le bord des rivières et en profite pour happer quelques grenouilles.
Ces batraciens secrètent une substance toxique au niveau de la peau.
Le sarcophile a donc développé une technique appropriée.
Il saisit la grenouille par les pattes, la frappe violemment contre le sol puis la frotte dans la terre pour la débarrasser du poison.
A la différence des nécrophages d’Afrique comme la hyène, il n’opère pas en groupe.
Ses proies sont variées et il accepte de partager les plus grosses
Vidéo repas : http://www.youtube.com/watch?v=ec17VfU6vFc&eurl=http://video.google.fr/videosearch?gbv=2&hl=fr&q=diable%20de%20tasmanie&ie=UTF-8&sa=N&tab=iv&feature=player_embedded



Comportement

Bien qu'il s'agisse d'animaux nocturnes, les diables de Tasmanie aiment se reposer au soleil.

Vidéo : http://www.dailymotion.com/video/x67fcg_diable-tasmanie_animals
Charognard terrestre, il monte facilement aux arbres.
Vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=ttrINlRyi_k&eurl=http://video.google.fr/videosearch?gbv=2&hl=fr&q=diable%20de%20tasmanie&ie=UTF-8&sa=N&tab=iv&feature=player_embedded
Il a la réputation de défendre avec férocité son butin.

Répandu et assez courant à travers la Tasmanie, on le trouve dans tous les habitats de l'île, notamment aux abords de zones urbaines.
Il affectionne particulièrement les côtes boisées et les forêts sclérophylles sèches.
Chasseur nocturne et crépusculaire, il passe les journées dans un buisson touffu ou un trou.
Jeune, il peut grimper aux arbres, mais cela devient plus difficile lorsqu'il grandit.
Il peut également nager.
Il est essentiellement solitaire et ne vit donc pas en meute
Son territoire à une étendue qui varie de huit à vingt kilomètres carrés et peut considérablement en chevaucher d'autres.
En pratique, il est cependant opportuniste et se contente le plus souvent de charognes.
Bien que le wombat soit sa nourriture préférée, il mangera tous les mammifères indigènes, mammifères sauvages ou domestiques (y compris mouton), oiseaux, poissons, insectes, grenouilles et reptiles.

Son régime est largement varié et fonction de la nourriture disponible.
Il mange quotidiennement environ 15% de sa masse corporelle dont 40% en trente minutes si nécessaire.
Le diable élimine toute trace d'une carcasse, dévorant os et fourrure en sus de la viande et des organes internes.

Les fermiers lui en sont reconnaissants: la rapidité avec laquelle il fait disparaître les charognes aide à prévenir la propagation d'insectes ou de maladies nuisibles au bétail.
Se nourrir est un évènement social pour le diable de Tasmanie: un repas peut réunir jusqu'à douze individus autour d'une carcasse mais les affrontements sont alors fréquents.
Vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=ec17VfU6vFc&eurl=http://video.google.fr/videosearch?gbv=2&hl=fr&q=diable%20de%20tasmanie&ie=UTF-8&sa=N&tab=iv&feature=player_embedded
Video : http://www.youtube.com/watch?v=6_fLNNh_Pwk&eurl=http://video.google.fr/videosearch?gbv=2&hl=fr&q=diable%20de%20tasmanie&ie=UTF-8&sa=N&tab=iv&feature=player_embedded
On peut entendre les hurlements des animaux qui s'affrontent à des kilomètres à la ronde.
La domination s'établit habituellement par le son ou des postures physiques11.
Toutefois des combats peuvent survenir avec des morsures parfois très graves
La légende veut qu’il soit méchant et colérique.
Lors de l’installation des premiers colons en Tasmanie, les diables venaient chaparder dans les bourgs.
Certains fermiers réussirent à apprivoiser des diables.
Ils en firent des animaux de compagnie aussi affectueux qu’un chien.
C’est l’un des rares marsupiaux carnivores à pouvoir être domestiqué.

Ils se révèlent d’agréables compagnons, joueurs et fidèles.
Domestiqués, ils changent totalement leurs habitudes nocturnes.
Des agriculteurs tasmaniens promenaient leurs diables en laisse à Melbourne.
Aujourd’hui, l’heure est surtout à leur préservation dans des réserves naturelles.




Reproduction

Les femelles commencent à procréer avec la maturité sexuelle, typiquement dans leur seconde année.
À ce moment-là, elles deviennent fertiles une fois par an, produisant de multiples ovules pendant leur période de chaleur.
La saison des amours survient en mars.

Ils resteront ensemble une quinzaine de jours dans un terrier avant de s’unir.

Les animaux s'accouplent, dans des lieux abrités, aussi bien la nuit que le jour.
Peu après l’acte, la femelle devient très agressive pour chasser le mâle.
À cette occasion, les mâles se disputent les femelles, ces dernières optant pour le mâle dominant.
Vidéo d'un combat : http://www.youtube.com/watch?v=xaJkl-MiXdk&eurl=http://video.google.fr/videosearch?gbv=2&hl=fr&q=diable%20de%20tasmanie&ie=UTF-8&sa=N&tab=iv&feature=player_embedded
Les diables sont polygames: à moins qu'elle ne soit gardée après l'accouplement, une femelle s'accouplera avec d'autres mâles.
Comme tous les autres marsupiaux, le cycle de reproduction se caractérise par une très courte période de gestation, en moyenne 21 jours , pour une portée de vingt à trente individus, chacun pesant approximativement 0,18–0,24 grammes.
De véritables larves de la taille d’un gros haricot, 20 grammes environ, viennent au monde avant de rejoindre la poche ventrale depuis le vagin.
Là, ils se fixent à un mamelon pour les cent jours à venir.
Chez cette espèce, à l'instar du wombat, la poche s'ouvre vers l'arrière, rendant difficiles les interventions de la mère.
En dépit de la taille de la portée, la femelle ne dispose que de quatre à six mamelons.
Il en résulte dès le début de leur existence, une lutte fratricide dans la poche maternelle qui aboutit très rapidement à la mort de la plupart des petits et seuls trois ou quatre parviennent à survivre.
Statistiquement, il subsiste davantage de femelles.
Ils resteront accrochés à une mamelle environ 4 à 6 mois.
Vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=vkhKKY1bxuU&eurl=http://video.google.fr/videosearch?gbv=2&hl=fr&q=diable%20de%20tasmanie&ie=UTF-8&sa=N&tab=iv&feature=player_embedded
La croissance est rapide.
À quinze jours, l'oreille externe est visible.
Les paupières sont apparentes à seize jours, les moustaches à dix-sept et les lèvres à vingt.
Le jeune commence à développer de la fourrure à quarante-neuf jours et possède un pelage complet à quatre-vingt-dix jours.
Vidéo :http://www.youtube.com/watch?v=M8MWPKn7azY&eurl=http://video.google.fr/videosearch?gbv=2&hl=fr&q=diable%20de%20tasmanie&ie=UTF-8&sa=N&tab=iv&feature=player_embedded
Juste après s'ouvrent les yeux — entre quatre-vingt-sept et quatre-vingt-treize jours
Après 15 semaines de croissance, dotés de fourrure, ils commencent à explorer leur environnement immédiat .
La bouche peut relâcher son emprise sur le mamelon à cent jours.
C'est cent cinq jours après la naissance que les jeunes quittent la poche, apparaissant comme de petites copies du parent et pesant environ deux cents grammes.

Contrairement aux petits kangourous, ils ne regagnent pas la poche : ils restent dans la tanière pour trois mois supplémentaires, s'aventurant pour la première fois à l'extérieur entre octobre et décembre, avant de gagner leur indépendance en janvier.
Le sevrage est terminé au bout de 8 mois.
Les jeunes goûtent alors à leurs premières charognes.
Les diablesses sont fécondables six semaines par an environ.





Statut de l’espèce

La Tasmanie a longtemps été le dernier refuge des grands marsupiaux carnivores.
Ils se sont éteints en Australie continentale peu après l'arrivée des premiers chasseurs préhistoriques, en commençant par les plus gros.

Seuls les plus petits (ce critère est devenu un facteur d'adaptation pour échapper à l'homme) ont survécu.
Les fossiles de l'ouest de l'État de Victoria attestent de l'existence du diable de Tasmanie jusqu'à il y a environ 600 ans (soit 400 ans avant l'immigration européenne)
Son extinction est attribuée à la prédation des dingos (introduits par l'homme) et à la chasse par les indigènes.

En raison de l'absence de dingos en Tasmanie ces deux espèces avaient pu survivre.
L'extermination du Thylacine par les européens à leur arrivée est connue, le diable de Tasmanie a été lui aussi très menacé.
Les premiers colons tasmaniens mangeaient du diable, qui aurait le goût de veau.
Par crainte pour le bétail, un schéma de primes pour en débarrasser les propriétés rurales a été introduit dès 1830.
Les cent années suivantes, les pièges et l'empoisonnement amenèrent l'espèce au bord de l'extinction.

Cependant, à la mort du dernier Thylacine en 1936, la menace a été reconnue.
Le diable de Tasmanie a été légalement protégé en 1941 et la population s'est doucement rétablie.
Les petites populations fragmentées sont plus sensibles aux maladies, notamment exotiques importées par l'homme ou ses espèces domestiques.
Au moins deux déclins majeurs de la population sont survenus, peut-être dus à des épidémies : en 1909 et 1950 .
La population actuelle est très mal connue.
Le gouvernement tasmanien l'estimé entre 10 000 et 100 000 individus (avec une fourchette plus étroite comprise entre 20 000 et 70 000)7
Le professeur Hamish McCallum, responsable de l'étude sur la DFTD l'estime pour sa part entre 20 000 et 75 000.
La Tasmanie et l'Australie en interdisent l'exportation.
Bien qu'il n'y ait que 5,25 habitants par km² en Tasmanie, environ 100 000 animaux par an y sont écrasés sur les routes.

Selon l’australien A. Hobday 14 1 à 2 % des diables de Tasmanie meurent ainsi tous les ans, ce qui est une cause importante et supplémentaire d’affaiblissement de leurs populations





Devil Facial Tumour Disease ou DFTD


Depuis 1996 une maladie mortelle dont un des stades est une tumeur de la face évoluant en cancer semble se transmettre à un nombre croissant de diables de Tasmanie qui en meurent
Systématiquement via des blessures, suppose-t-on.

Depuis son identification, cette maladie aurait tué la moitié de la population en Tasmanie.
Elle provoque vraisemblablement une mutation génétique; alors que le diable de Tasmanie a quatorze chromosomes, ces cellules cancéreuses sont privées de la paire de chromosomes sexuels et ont par contre quatre nouveaux chromosomes d'origine inconnue, et la mort du sujet contaminé survient entre trois et huit mois soit de la maladie soit de faim, l'animal n'étant plus capable de s'alimenter.
La gravité de la situation, notamment dans les secteurs affectés, a fait placer l'espèce comme menacée et pourrait devoir être clonée (sans donc préserver la diversité génétique relictuelle des populations survivantes).
Des sujets sains ont été transférés en Australie et des mesures strictes de quarantaine entre réserves imposées.
L'AusVet Plan (2005) le plan australien vétérinaire inclut une stratégie de réponse à la maladie, qui a fait l'objet d'un Workshop (29–31 aout 2005) et d'un rapport final du Department of Primary Industries, Water, and Environment.
L'introduction récente du renard roux (Vulpes vulpes) pour tenter d'éradiquer le lapin également introduit s'est ensuivi d'invasion de renards, probablement facilitée par le recul du Diable de Tasmanie.



Pris au hasard de mes voyages sur le net.
Merci aux auteurs

Photo 4 : Les Marsupiaux : Les Carnivores

Publié le 30/12/2008 à 12:00 par mamiejosiane
Pour Séverine

Herbivores ou carnivores, tous les marsupiaux se caractérisent par le marsupium.
C’est cette poche externe où les jeunes embryons parachèvent leur développement
Les doigts sont réduits et ont fusionné chez les herbivores.
Chez les carnivores, ils sont en nombre et griffus.

Les marsupiaux carnivores (Dasyuromorphia) sont les premiers marsupiaux qui sont arrivés en Australie.
Il s’agissait sans doute de rats marsupiaux.

Avec les fossiles trouvés sur la péninsule Antarctique et des études d'ADN, on a la preuve que les marsupiaux se sont répandus, il y a 65 à 100 millions d'années, depuis l'Amérique du Sud jusqu'en Australie via l'Antarctique, alors que ces continents étaient réunis.

Les marsupiaux proliférèrent au détriment de la faune locale : les Monotrèmes qui comprènent aujourd'hui l'ornithorynque et les échnidés.
L’isolement de l’Océanie a favorisé le développement des Marsupiaux et leur diversification.




Les marsupiaux carnivores regroupent quatre familles :

Les Notorycidés : la taupe marsupiale (Notoryctes typhlops)



Les Myrmécobidés : le fourmilier marsupial ou numbat (Myrmecobius fasciatus)



Les Thylacinidés : le Thylacine ou tigre de Tasmanie (Thylacinus Cynocephalus) qui est officiellement
éteint depuis les années 30.



Les Dasyuridés qui sont réparties en 15 genres différents : souris marsupiales, rats marsupiaux, chats marsupiaux ou le diable de Tasmanie




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